Le Conseil national du PS a décider d'organiser une consultation nationale pour désigner son candidat en janvier. François Hollande devra s'y soumettre s'il veut être candidat.

Arrivée des principaux responsables du Parti socialiste
Arrivée des principaux responsables du Parti socialiste © Maxppp / Vincent Isore

Ce serait une première dans l'histoire de la Ve République : un président sortant forcé de passer par une primaire, pour la deuxième fois, afin de pouvoir se représenter en 2017. Et c'est sans doute ce que devra faire François Hollande après l'annonce du Conseil national du PS, qui a d'ores et déjà fixé les dates de la future consultation, les 22 et 29 janvier 2017.

À l'unanimité, les responsables socialistes ont donc confirmé que leur candidat devrait d'abord convaincre les électeurs restants du parti. Y compris François Hollande, dont le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a répété ce samedi qu'il "souhaitait" qu'il participe au scrutin.

Je crois que le président de la République a hâte d'expliquer quels ont été ses choix (...) et de souligner devant l'ensemble des Français comment il a réussi et comment les résultats, que ce soit de la croissance ou de l'emploi, sont bons aujourd'hui et comment tous les indicateurs sont au vert.

François Hollande avait lui-même fait comprendre qu'il n'était pas opposé à une nouvelle primaire, à l'image de celle qui l'avait propulsé candidat de la gauche pour la présidentielle de 2012. "Si je ne suis pas en mesure de remporter la primaire, comment pourrais-je espérer remporter la présidentielle ?", avait confié le chef de l''État. À gauche du parti, Benoît Hamon assure que cette primaire montre qu'il n'y a plus "de candidat naturel".

D'ailleurs le scrutin n'est pas sans risque, même pour un président sortant. C'est ce qu'explique Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l'université de Lille 2 (au micro de Lorrain Sénéchal) :

Une primaire "irréversible, loyale, ouverte"

Cette nouvelle primaire sera ouverte à tous, mais les candidatures seront limitées aux acteurs de la "Belle Alliance populaire" voulue par Jean-Christophe Cambadélis, autrement dit les membres du PS, du PRG et les écologistes qui ont préféré soutenir le gouvernement.

Si nombre de responsables socialistes se réjouissent de cette annonce d'une primaire, certains se montrent particulièrement prudents, à l'image du député "frondeur" Christian Paul, pour qui "cette primaire a de l'avenir si elle est irréversible, loyale dans ses règles, et ouverte aux citoyens". De son côté, François Kalfon, porte-parole du possible candidat Arnaud Montebourg, réclame "toutes les modalités de 2011, avec 10 000 bureaux de votes, et un filtre efficace pour distinguer les candidatures sérieuses des candidatures anecdotiques".

Les candidatures seront ouvertes le 1er décembre, jusqu'au 15 décembre.

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