Les militants s'expriment sur leur site au sujet de l'attitude à adopter le 7 mai. Leur candidat, Jean-Luc Mélenchon, n'a donné aucune consigne de vote pour le second tour.

Les militants de la France insoumise doivent s'exprimer toute cette semaine sur leur site au sujet du deuxième tour.
Les militants de la France insoumise doivent s'exprimer toute cette semaine sur leur site au sujet du deuxième tour. © Maxppp / Alexandre MARCHI

Depuis dimanche soir, 20 heures, les appels à voter Macron se multiplient : François Fillon, Benoît Hamon, Pierre Laurent, François Hollande lundi... Tous demandent aux Français de "faire barrage au FN" dimanche 7 mai, en mettant un bulletin "En Marche" dans l'urne. Du coté de la France Insoumise en revanche, il n'y a toujours pas de consigne de vote pour l'instant. C'est la gorge nouée et le regard dur que Jean Luc Mélenchon a décidé dimanche de ne pas donner de consigne de vote.

Cette décision lui vaut depuis un déluge de critiques. Et pourtant, répondent ses proches : c'est dans l'ADN même de La France Insoumise. Autrement dit, ce n'est pas au leader de décider, c'est au peuple et c'est bien dans cette logique que les 430.000 insoumis seront consultés. À 18 heures mardi, un vote a été ouvert sur la plateforme JLM 2017. fr

Vote FN totalement exclu

Toute la semaine, les Insoumis vont pouvoir donner leur avis sur l'attitude à adopter le 7 mai. Trois choix seront possibles : le vote blanc, l'abstention, ou le bulletin Macron. "Évidemment , le vote FN est exclu", ont réaffirmé lundi plusieurs orateurs de la France Insoumise. Ces orateurs refusent de communiquer leur choix personnel : "le vote des militants doit d'abord être rendu public, ensuite on verra" dit Eric Coquerel, du Parti de gauche.

Les militants, eux, ne se privent pas sur Twitter avec un hashtag qui émerge depuis dimanche soir, #SansMoiLe7Mai. Après une bonne campagne, le candidat est passé d'un score de 11,1% à l'élection présidentielle de 2012 à 19,58% pour le scrutin de 2017. Le candidat de la France Insoumise a beaucoup séduit les jeunes électeurs (entre 25 et 30% des 18-34 ans) et les ouvriers (23%), ceux-là même qui ont aussi largement voté pour Marine Le Pen. À Marseille, Jean-Luc Mélenchon était même arrivé en tête au premier tour de l’élection présidentielle.

► POUR ALLER PLUS LOIN : Sur Internet, le front républicain prend des coups de hashtags

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.