[scald=89941:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen estime que Nicolas Sarkozy serait battu à l'élection présidentielle si sa fille Marine, candidate du parti d'extrême-droite, ne pouvait pas se présenter à l'élection faute de parrainages.

Marine Le Pen assure être ne disposer actuellement que de 350 signatures sur les 500 nécessaires pour concourir au scrutin où les sondages la créditent d'une troisième place au premier tour et environ 20% des intentions de vote.

"Je pense que si ma fille ne peut pas être candidate, ce sont plus de 20 % des électeurs qui ne pourront s'exprimer. Ce serait la fin de M. Sarkozy. Il serait battu. Les électeurs du Front national ulcérés ne le lui pardonneraient pas et ils ne seront pas les seuls", dit celui qui avait accédé au second tour à la présidentielle de 2002 dans un entretien au Journal du dimanche.

"Je comprends que le candidat Sarkozy soit tiraillé. Il doit se dire, si Le Pen est dans la course, elle peut être devant moi, et si elle n'y est pas, ses électeurs me le feront payer. Pourtant, il faut revenir à l'esprit de la loi, qui n'avait pour but que d'écarter les candidatures farfelues", ajoute-t-il.

Thierry Lévêque

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