nouvelle polémique sur l'antisémitisme présumé de le pen
nouvelle polémique sur l'antisémitisme présumé de le pen © reuters

SOS Racisme et l'UEJF ont annoncé leur intention de porter plainte à la suite d'attaques de Jean-Marie Le Pen envers les artistes français Yannick Noah et Patrick Bruel, notamment, pour leurs critiques contre l'essor du Front national .

Le Congrès juif européen a demandé dimanche la levée de l'immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen - 86 ans le 20 juin - qui siège au Parlement européen depuis 1984. Dans une vidéo diffusée vendredi sur le site internet du FN et retirée depuis, le président d'honneur du parti s'en prend à la chanteuse américaine Madonna, à l'humoriste français Guy Bedos et à Yannick Noah et Patrick Bruel qui se sont publiquement alarmés du score sans précédent du FN aux élections européennes en France (25%).

"Il s'agit d'une stratégie de double discours institutionalisée ": Patrick Klugman, président de SOS racisme

"M. Noah s'était engagé à ne plus chanter en France si le Front national arrivait en tête de l'élection. Cochon qui s'en dédit", dit-il, goguenard, aux côtés d'une militante qui lui rappelle que Patrick Bruel compte aussi parmi ses détracteurs. Ça ne m'étonne pas. Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois", répond Jean-Marie Le Pen en riant.

Le chanteur, de confession juive, a dénoncé dimanche sur Twitter et Facebook des propos à connotation antisémite qui montrent selon lui le "vrai visage" du FN, engagé dans une stratégie de normalisation sous l'égide de Marine Le Pen. Pour SOS Racisme, la déclaration de Jean-Marie Le Pen relève "du plus crasse logiciel antisémite et non du simple dérapage" et "renoue là avec ses sorties sur le ministre Durafour et sur la Shoah".

"Jean-Marie Le Pen ferait bien de songer à prendre sa retraite" : le député frontiste Gilbert Collard

Jean-Marie Le Pen dénonce dans un communiqué une polémique infondée.

Le mot 'fournée" que j'ai employé dans mon journal de bord hebdomadaire n'a évidemment aucune connotation antisémite, sauf pour des ennemis politiques ou des imbéciles.

Plus tard, sur BFM TV, il s'est défendu, en "homme libre", de toute "provocation", mettant au défi quiconque "de trouver dans es 60 ans de vie publique une déclaration antisémite". Des membres de la direction du FN ont marqué leurs distances et leur désapprobation à l'égard du fondateur du parti. Sur BFM TV, le vice-président Florian Philippot a regretté la "brutalité" de l'attaque tout en lui déniant un caractère antisémite. "L'antisémitisme est contraire à toutes les valeurs du FN", a-t-il dit, déplorant un "mauvais procès" fait à l'eurodéputé.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.