[scald=220589:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem a décerné vendredi la "palme de la phrase la plus misogyne" à Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a estimé que Ségolène Royal en était réduite à attendre que "son ex la nomme quelque part".

Dans un entretien accordé au Parisien-Magazine à l'occasion de la journée des droits de la femme, l'ancienne ministre UMP de l'Ecologie estime que le parcours de l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle et ex-compagne de François Hollande a été "rude".

Ségolène Royal, battue lors des élections législatives de juin, a été nommée fin février vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI) dirigée par Jean-Pierre Jouyet, un proche du chef de l'Etat mais ne cache pas son souhait de jouer un rôle plus important à l'avenir dans l'exécutif.

"Quand Mme Koscisuko-Morizet aura été en mesure de rassembler 17 millions de voix sur son nom au second tour d'une élection présidentielle, on pourra en reparler", a estimé sur RTL Najat Vallaud-Belkacem, qui a travaillé aux côtés de Ségolène Royal lorsqu'elle briguait l'Elysée en 2007.

"En attendant je crois qu'on peut facilement lui décerner la palme de la phrase la plus misogyne, la plus idiote, en cette journée du 8 mars", a-t-elle ajouté.

Une candidate à la mairie de Paris devrait avoir plus de hauteur de vues, a-t-elle par ailleurs jugé.

Interviewée sur France Info un peu plus tard, Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé que Ségolène Royal "méritait mieux" qu'un poste à la BPI.

"Voilà une femme qui a gagné la primaire de son parti, qui a été candidate à la présidence de la République, il y a des millions de Français qui ont voté pour elle et aujourd'hui on ne lui confie pas de responsabilités, on la case dans un organisme bancaire."

"Je ne souhaite à aucune femme de dépendre pour une nomination de son ex. Je pense que c'est un manque de considération. Elle méritait mieux", a-t-elle ajouté.

Dans un communiqué publié jeudi, le Parti socialiste dénonce une provocation et des propos inacceptables.

"Résumer le parcours politique de Ségolène Royal à sa relation privée avec François Hollande relève d'une insupportable misogynie", dénonce Adeline Hazan, secrétaire nationale aux droits des femmes.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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