[scald=65379:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les dirigeants d'Europe Ecologie-Les Verts et du Parti socialiste se sont efforcés de faire taire leurs divergences de vue vendredi alors qu'Eva Joly, candidate d'EELV à la présidentielle, a annulé plusieurs rendez-vous à la suite de l'accord conclu par les deux partis sur le nucléaire.

L'accord, a minima, intervenu mardi entre le PS et EELV prévoit notamment l'arrêt de 24 réacteurs nucléaires sur les 58 en service d'ici à 2025.

Le candidat socialiste, François Hollande, s'est engagé à réduire la part du nucléaire dans la production électrique en France de 75% à 50% à cette date mais a refusé la sortie totale de cette énergie.

Des écologistes ont reproché à certains dirigeants socialistes d'avoir cédé à la pression du lobby nucléaire et du spécialiste du secteur, Areva, laissant entendre qu'Eva Joly pourrait renoncer à sa candidature.

"Elle est plus déterminée que jamais, elle ira jusqu'au bout", a déclaré Jean-Vincent Placé, sénateur EELV de l'Essonne, sur i> TELE vendredi matin.

Il a toutefois confirmé qu'Eva Joly ne participerait pas au conseil fédéral de son parti samedi pour voter formellement l'accord avec le PS.

"Peut-être qu'Eva n'a pas pensé utile d'être présente ce jour-là, moi, pour ma part, très sincèrement, cela ne me choque pas", a-t-il dit.

Sur France Info, la secrétaire nationale d'EELV Cécile Duflot a promis que l'ancienne magistrate serait bientôt en campagne.

"Eva a parfaitement raison de prendre un peu de distance (...) et elle recommencera à être sur le terrain dès le début de la semaine prochaine," a-t-elle expliqué.

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a de son côté défendu le compromis trouvé avec les écologistes alors que la droite se mobilise pour dénoncer ce qu'elle qualifie de "régression industrielle".

"Nous mettons en place une politique qui sert l'intérêt général", a-t-il dit sur RTL, avant d'ajouter que le PS n'avait cédé aux pressions d'aucun lobby.

"Il n'y a pas (d'influence) d'Areva aujourd'hui, d'Areva demain. Je le dis à ceux qui pensent qu'on peut dicter la parole de François Hollande du haut de je ne sais quelle tour, à la Défense ou ailleurs," a-t-il prévenu.

Matthias Blamont, édité par Jean-Stéphane Brosse

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