[scald=67281:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste tente jeudi de tourner la page d'un incident avec son allié écologiste qui a grippé la campagne de son candidat François Hollande, toujours favori face à Nicolas Sarkozy mais en chute dans les sondages.

Après un accord au forceps entre les deux partis, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Eva Joly a mis le feu aux poudres mercredi en refusant dans un premier temps de dire si elle appellerait à voter pour François Hollande au second tour de la présidentielle.

Jeudi, le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, a parlé "d'incident de campagne comme il en arrive tant" et a appelé au rassemblement après le premier tour de la présidentielle.

"Maintenant, il faut que la parenthèse soit fermée", a-t-il dit sur RTL. Il a insisté sur l'accord passé avec EELV, qui prend acte du désaccord sur le nucléaire mais prévoit de laisser la possibilité aux écologistes d'être candidats uniques dans de nombreuses circonscriptions aux législatives de 2012.

"Les accords sont faits pour être respectés mutuellement. Au premier tour (de la présidentielle), les gens choisiront quelle option énergétique ils souhaitent et au second tour, on se rassemble, quel que soit le candidat arrivé en tête au premier", a-t-il dit.

"L'important, c'est de préparer l'alternative à Nicolas Sarkozy dans ce pays, et tout le monde doit le comprendre", a-t-il ajouté.

Eva Joly devait reprendre sa campagne de terrain dans la journée par un déplacement en Bourgogne. Elle apparaît très affaiblie en interne après la démission de son porte-parole Yannick Jadot.

François Hollande est crédité d'environ 30% des voix au premier tour de la présidentielle par les sondages, tandis qu'Eva Joly est située à environ 5%.

Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

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