[scald=66279:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Engagé derrière un candidat qui a fait de la jeunesse sa priorité, le Parti socialiste veut redonner "une mission claire et des objectifs" à l'Education nationale, selon Vincent Peillon, chargé du dossier en vue de l'élection présidentielle.

Dans un entretien au Monde du 22 novembre, le député européen détaille les priorités de son camp, qui vont d'un meilleur taux de scolarisation des 2-3 ans à une réforme de la loi sur l'autonomie des universités en passant par un allègement des horaires des lycéens.

"L'école pour la droite, c'est un coût. Pour nous c'est un investissement", déclare Vincent Peillon, qui dit vouloir redonner à l'école "une mission claire et des objectifs".

François Hollande a d'ores et déjà annoncé la création de 60.000 postes sur cinq ans dans l'Education nationale s'il est élu, pour un coût d'environ 500 millions d'euros par an.

"Je considère qu'il est de mon devoir de faire de l'école une grande cause nationale", a-t-il dit samedi à Strasbourg lors d'un discours devant le Mouvement des jeunes socialistes (MJS).

Vincent Peillon fixe comme objectif de faire passer de 13% aujourd'hui à "plus de 30%" le taux de scolarisation des enfants âgés de 2 à 3 ans .

En ce qui concerne les lycéens, "on peut envisager des redéploiements, un allégement de leurs horaires", dit-il. "Il n'y a pas de tabou, dès lors que la finalité est l'amélioration de la performance éducative de notre système".

"VIDE SIDÉRANT"

Dans le supérieur, il se prononce pour une réforme du premier cycle "où les taux d'échecs sont insupportables".

Vincent Peillon annonce en outre une réforme de la loi sur l'autonomie des universités mise en place par l'actuel gouvernement de façon à "créer une gouvernance plus démocratique et résoudre le paradoxe qui consiste à faire que plus d'autonomie pour les universités, c'est moins d'autonomie pour les chercheurs et les enseignants".

Bruno Julliard, chargé de l'enseignement scolaire aux côtés de Vincent Peillon, a suggéré pour sa part de supprimer l'exonération d'impôt sur les cours particuliers.

"C'est injuste socialement et cela pourrait rapporter 300 millions d'euros", a-t-il expliqué.

Vincent Peillon précise au Monde qu'il rencontrera d'ici la mi-décembre l'ensemble des acteurs de l'Education en France, que François Hollande recevra pour sa part "au début de l'année 2012".

Le candidat socialiste visitera dimanche prochain le Salon européen de l'Education, porte de Versailles à Paris.

L'UMP a dénoncé "le vide sidérant" du projet socialiste.

A la lecture de l'entretien de Vincent Peillon, "il ressort que le Parti socialiste n'a pas la moindre proposition à faire!", déclare dans un communiqué Camille Bedin, secrétaire nationale de l'UMP à l'Egalité des chances.

Chargé de l'Education, de la Jeunesse, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans l'équipe de campagne de François Hollande, Vincent Peillon est entouré de plusieurs adjoints : Bruno Julliard, ancien président de l'Unef ; Laurianne Deniaud, ancien présidente du MJS ; Alain Claeys, maire de Poitiers ; Jean-Yves Le Déault, vice-président du conseil régional de Lorraine et Geneviève Fioraso, ancien professeur d'anglais.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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