Le bureau national du PS s’est réuni jeudi soir pour statuer sur une centaine de circonscriptions en situation délicate en vue des prochaines législatives.

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a lancé un appel à la loyauté, pour soutenir le candidat désigné de la primaire, Benoit Hamon
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a lancé un appel à la loyauté, pour soutenir le candidat désigné de la primaire, Benoit Hamon © AFP / CHARLES PLATIAU

Le Parti Socialiste a fait le point lors d’un bureau national sous haute tension réuni jeudi soir : une cinquantaine de circonscriptions posent désormais problème, puisque les candidats ont parrainé, adhéré à En Marche ! ou ont soutenu publiquement Emmanuel Macron.

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Dans les circonscriptions de gauche, qui soutient qui? (en bleu = Macron, en rouge = Hamon) :

Dans les circonscriptions de gauche, qui soutien qui? (en bleu = Macron, en rouge = Hamon)
Dans les circonscriptions de gauche, qui soutien qui? (en bleu = Macron, en rouge = Hamon) © Radio France / Radio France

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Appel à la loyauté

Le patron du PS a donc publié une lettre pour réclamer la loyauté et l'union autour de Benoît Hamon. Il a fait acter que la double appartenance au Ps et à un autre parti était interdite, et qu'un parrainage entraîne forcément une désinvestiture…Sans trancher toutefois sur le cas de ceux qui, comme Manuel Valls, se contentent d'appeler à voter pour Emmanuel Macron. On rappelera que sur 577 circonscriptions et autant de candidats, seulement une cinquantaine a opté pour l'option Macron.

L'affaire s'est donc jouée jeudi soir en trois temps : d’abord une offensive de frondeurs. A mi-séance, Christophe Paul, leur chef de file, sort sourire aux lèvres. Il assure que même ceux qui n''appellent qu'à voter Emmanuel Macron (comme Manuel Valls), sans nécessairement adhérer à En Marche !, ne seront pas investis. Une heure plus tard, Roberto Romero, délégué général de la campagne de Benoit Hamon est plus prudent : une vingtaine d’élus ont perdu leur investiture PS parce qu'ils ont parrainé ou adhéré à En Marche…mais sur les soutiens, on discute encore.

Pas de sanctions formelles

A 20h30, fumée blanche enfin visible : la porte-parole du PS Corinne Narrassiguin assure que les frondeurs n'ont pas obtenu la peau de ceux qui se contentent d'appeler à voter Emmanuel Macron. Pour la plupart leur circonscription est gelée, comme c'est le cas de Manuel Valls. Un nouveau bureau national, avant le 1er tour de la présidentielle, tranchera.

Pas de Saint-Barthélémy mais juste cette concession : Jean-Christophe Cambadélis a saisi la commission des conflits, la seule habilitée à prononcer des exclusions. Mais - outre le fait qu'elle est tenue par un Vallsistes - elle peut avoir jusqu'à six mois pour se prononcer...

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