[scald=66253:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste ne s'alarme pas de la baisse de François Hollande dans les derniers sondages d'opinion, qu'il considère comme un "ajustement" après les scores élevés enregistrés au lendemain de sa victoire à la primaire d'octobre.

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, en recul face à Nicolas Sarkozy qui le talonne désormais dans les intentions de vote pour le premier tour, semble aussi avoir pâti de l'imbroglio qui a entouré l'accord électoral conclu dans la douleur la semaine dernière entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts (EELV).

"Il y a une réalité mécanique qui veut qu'après la primaire, il était logique qu'il y ait des ajustements", a déclaré lundi le porte-parole du PS, Benoît Hamon.

"C'est le début de la campagne, on n'est pas dans la correction mais dans l'ajustement", a-t-il ajouté lors de son point de presse hebdomadaire.

Selon un sondage LH2 pour Yahoo publié dimanche, François Hollande recueille 30% d'intentions de vote pour le premier tour, contre 29% pour Nicolas Sarkozy. Il y a un mois, l'écart entre les deux hommes dans ce même sondage était de 15 points (39% contre 24%).

Benoît Hamon a assuré que le cafouillage qui a entouré l'accord PS-EELV ne saurait être considéré comme un manque de sérieux de la part de sa formation.

"Un accord historique a été passé avec les Verts dans la plus grande transparence", a-t-il fait valoir.

"Il n'y a aucune improvisation dans la parole ou les choix de François Hollande", a-t-il assuré. "Nous préparons l'avenir, chaque mot nous engage, je crois que les Français sauront le reconnaître".

DÉFAITE DE LA GAUCHE EN ESPAGNE

Benoît Hamon a par ailleurs déploré la "défaite historique et cuisante" aux élections législatives en Espagne d'un gouvernement socialiste "arrivé épuisé à cette élection sur le plan idéologique et politique".

"La leçon de tout cela, a-t-il poursuivi, c'est que celui qui se pose comme résigné vis-à-vis de la crise, des agences de notation ou de la politique d'austérité ne pourra pas répondre à l'indignation".

"Il faut pouvoir proposer une alternative à la résignation", a-t-il insisté.

A cinq mois du premier tour de l'élection présidentielle en France, le 22 avril 2012, le PS lance une campagne d'information invitant les Français, et en particulier les jeunes, à s'inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre.

"Le changement est à vous" est le slogan cette campagne initiée par le Mouvement des jeunes socialistes (MJS).

"Chaque année, 600.000 jeunes passent le cap de la majorité, cela fait quatre millions de personnes depuis la dernière présidentielle", a fait remarquer devant la presse le nouveau président du MJS élu samedi à Strasbourg, Thierry Marchal-Beck.

Le PS lance par ailleurs une campagne de communication ciblée contre "la droite qui creuse la dette".

"75 milliards de cadeaux fiscaux depuis 2007... C'est vous qui payez la note", peut-on lire sur une affiche aux côtés d'une carte bleue tendue par un contribuable.

Une autre affiche montre des paquets-cadeau de différentes tailles correspondant à des mesures de l'actuel gouvernement telles que la "niche Copé" (baisse d'impôt pour les grands groupes mondialisés, évaluée à 22 milliards d'euros) et la baisse de la fiscalité des entreprises (20 milliards).

Egalement disponible sur le net, un petit film sur le même thème réalisé à renforts d'images de voitures de luxe, chambres d'hôtel somptueuses, yachts et autres joueurs de golf se termine par les mots "Il est temps de changer".

Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet

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