[scald=44669:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le recteur d'une mosquée parisienne a appelé vendredi Marine Le Pen à venir dialoguer avec lui et à visiter la mosquée de la rue Myrha, au centre de la polémique sur les prières de rue.

"Ma porte est ouverte", a dit cheik Mohammed Salah Hamza à Reuters, en marge d'une prière effectuée dans un autre lieu, une ancienne caserne transformée pour accueillir les musulmans qui prient habituellement dans les rues du quartier la Goutte-d'Or.

L'interdiction en France des prières de rue, qu'avait réclamée Marine Le Pen, est entrée en vigueur vendredi.

La présidente du Front national a estimé jeudi qu'en ouvrant la caserne du boulevard Ney, l'Etat se soumettait à un "véritable chantage" et qu'il violait la loi sur la laïcité en "donnant un bâtiment" à des religieux.

Cheik Mohammed Salah Hamza a répondu que Marine Le Pen changerait "sûrement d'optique" si elle venait se rendre compte de la situation sur place. "Si elle entend ce message, qu'elle prenne contact avec moi", a-t-il dit.

"Je l'inviterai d'abord à visiter la mosquée de la rue Myrha. Elle verra dans quelles conditions nous priions à l'époque".

Faute de place, de nombreux fidèles priaient dans la rue "depuis 20 ans", a précisé le responsable religieux.

En réponse à la dirigeante du FN, qui avait dénoncé il y a quelques mois une occupation de la voie publique, il a répondu : "On débordait, on utilisait la rue, on ne l'occupait pas."

Cheik Mohammed Salah a ajouté qu'il voulait également discuter avec Marine Le Pen de l'immigration et de la sécurité. "Pourquoi pas ? Le Front national est un parti politique reconnu", a-t-il dit.

Gérard Bon, édité par Patrick Vignal

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