Sarkozy a expliqué son  choix dans un entretien de 40 minutes sur France 2
Sarkozy a expliqué son choix dans un entretien de 40 minutes sur France 2 © maxppp

Nicolas Sarkozy est bel et bien de retour dans l'arène politique. Après avoir annoncé vendredi sur facebook sa candidature à la présidence de l'UMP, il s'en est expliqué dimanche soir à la télévision. Depuis, les hostilités à droite ont repris.

Le premier mot de l'ancien Président est pourtant celui de "rassemblement". C'est ce qu'il a prôné ce dimanche soir sur France 2. Cette union transcenderait le clivage droite-gauche pour redonner de l'espoir aux Français.

Ses anciens ministres Alain Juppé et François Fillon ont déjà répliqué

Sans même attendre son intervention télévisée, ses anciens ministres Alain Juppé et François Fillon ont répliqué. Les deux candidats à l'investiture à droite ont tous deux afficher leur détermination à aller au bout pour la présidentielle de 2017. Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de leur répondre : "Alain Juppé, je l'ai connu quand j'avais 20 ans, c'est un partenaire, c'est un ami (...) c'est quelqu'un pour qui j'ai même de l'admiration et j'aurai besoin de lui"…"Quant à François Fillon (...) j'aurai besoin de lui aussi", a-t-il expliqué.

Déjà dans le Journal du dimanche, Sarkozy avait déjà égratigné ses rivaux déclarés à droite. "Mon audience sur Facebook fait le double de celle de la conférence de presse de Hollande et en une seule journée j'ai gagné plus de nouveaux amis que le total de ceux de Juppé et Fillon réunis", s'est-il enorgueilli.

Je lis qu'un tiers des gens seraient intéressés par mon retour", s'est-il vanté. "Combien obtiendraient Hollande, Juppé ou Fillon si on posait la même question pour eux ?

Depuis des semaines, Nicolas Sarkozy et sa garde rapprochée évoquent souvent l'âge d'Alain Juppé qui a 69 ans ainsi que ses démêlés avec la justice. "En matière d'ennuis judiciaires, il ne vaut mieux pas se livrer à un match", a riposté Alain Juppé. L'ancien chef de la diplomatie française fait référence à la demi-douzaine de dossiers dans lesquels le nom de Nicolas Sarkozy est cité.

Juppé, Fillon, pas candidats à la présidence du parti

Pourtant, Alain Juppé et François Fillon, actuellement membres de la direction provisoire de l'UMP, ne sont pas candidats à la présidence du parti. L'un comme l'autre ne souhaitent pas se mobiliser pour un candidat lors de l'élection du futur président de l'UMP. Juppé a déclaré être "vigilant" concernant la ligne politique du mouvement et l'organisation d'une primaire ouverte à d'autres sensibilités politiques, pour la désignation d'un candidat pour 2017.

François Bayrou, a rejeté toute soumission à l'UMP et toute logique de "parti unique".

La politique française a besoin de tout sauf d'un parti unique.

La vie politique française a le plus grand besoin d'échapper à la main-mise d'un appareil unique", a expliqué François Bayrou. Yves Jégo, candidat à la présidence de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), a quant à lui assuré qu'il ne croit pas en l'"homme providentiel". Yves Jégo a estimé que la "machine à querelles", est relancée et que la droite "la plus bête du monde" de retour.

Sarkozy : les deux courses
Sarkozy : les deux courses © Idé
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