Nouvelle étape dans la bataille pour la réforme territoriale : les sénateurs ont voté dans la nuit de jeudi à vendredi un carte de 15 régions métropolitaine, soit deux de plus que la carte votée par les députés et soutenue par le gouvernement.

Finalement, la seule certitude dans cette affaire de réforme des territoires français, c'est qu'il y aura moins de régions : les 22 territoires tels qu'on les connait vivent leurs dernières heures. L'inconnue, encore aujourd'hui, c'est l'ampleur de la réduction. Les députés avaient dessiné une carte à 13 régions ; les sénateurs viennent de se prononcer pour un projet à 15 régions.

La carte des régions et ses versions successives
La carte des régions et ses versions successives © IDÉ

Principale différence : l'autonomie de l'Alsace, qui dans le projet du Sénat ne rejoint pas la Lorraine et Champagne-Ardenne. Même traitement de faveur pour le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. En revanche, le Sénat a validé la fusion du Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie voisine.

La décision du Sénat était attendue : en première lecture, les sénateurs (pourtant majoritairement à gauche à l'époque) avaient déjà rejeté le projet d'origine du gouvernement. Désormais passé à droite, la haute assemblée s'est à nouveau distinguée. La commission spéciale du Sénat avait planché sur ce projet à 15 régions, validé dans la nuit par 175 sénateurs, principalement UMP et centristes. Les écologistes et l'ensemble du PS se sont abstenus sur la question.

Manuel Valls était pourtant venu défendre le projet voté par les députés en personne devant le Sénat, estimant que "nous avons besoin de clarté la carte votée à l'Assemblée a ce mérite".

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La carte du Sénat a toutefois peu de chances de devenir réalité : c'est l'Assemblée qui aura le dernier mot, et elle devrait sauf surprise valider à nouveau son projet à 13 régions.

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