[scald=47223:sdl_editor_representation]ORLEANS (Reuters) - Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste sortant du Loiret, a été réélu dimanche au premier tour d'un scrutin qui ne lui était pas favorable et dans un département fortement ancré à droite.

Avec 780 voix (51,15% des suffrages exprimés), il devance Eric Doligé, sénateur sortant UMP (49,25%) et président de la fédération UMP du Loiret.

"C'est un séisme dans la vie politique du Loiret", a dit Jean-Pierre Sueur à Reuters. "De nombreux commentateurs me voyaient battu. En fait, je passe la barre des 50% dès les premier tour et je suis le seul candidat placé dans cette position par les grands électeurs."

En 2001, Jean-Pierre Sueur avait été élu à la grâce d'un scrutin proportionnel. La réforme du scrutin majoritaire de 2011, introduite par Jean-Pierre Raffarin, aurait dû profiter aux candidats de la majorité présidentielle.

"Ce résultat est d'abord personnel, du fait de mes relations avec les élus locaux", ajoute Jean-Pierre Sueur. "Mais lorsque je vois des résultats similaires dans le Morbihan ou dans les Pyrénées orientales, on ne peut écarter une tendance nationale."

Dans le département voisin du Loir-et-Cher, le socialiste Jeanny Lorgeoux a devancé Maurice Leroy, ministre Nouveau centre de la Ville et ancien homme fort du département.

Mourad Guichard, édité par Jean-Baptiste Vey

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