Vote inédit dans la fonction publique
Vote inédit dans la fonction publique © MaxPPP

Les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat ont chacun rendu le rapport sur "l'appartenance républicaine" qui leur avait été demandé après les attentats parisiens du mois de janvier. Claude Bartolone est favorable au vote obligatoire. Gérard Larcher met en avant une redéfinition des rapports entre l'Etat et l'Islam.

La proposition phare du président de l'Assemblée, le vote obligatoire alors qu'un électeur sur deux seulement s'est rendu aux urnes pour les élections départementales moins de trois mois après les attentats, suscite de nombreuses réactions. Le président du Sénat s'était déjà prononcé sur la question. Commentant une proposition de loi écologiste, il avait ainsi déclaré :

Casser le thermomètre ne révèlera pas une situation améliorée.

Plutôt que de rendre le vote obligatoire, Gérard Larcher évoque dans son rapport quatre axes de travail. Hormis une réflexion sur "Les cultes et l'idéal républicain" , il évoque "Le rôle de l'école" , "La France des zones rurales" et "L'abandon en tant qu'exclusive priorité du financement de la politique de la ville".

56% des Français pour le vote obligatoire

Claude Bartolone fait également d'autres propositions sur la citoyenneté pour encourager "L'engagement citoyen et l'appartenance républicaine". Mais la principale reste bien linstauration du droit de vote obligatoire. Il avait d'ailleurs commandé un sondage à l'institut Harris Interactive sur la question. Selon cette enquête, 56% des Français y seraient favorables.

Au sein même du Parti socialiste, les avis sont partagés, comme le montre cette enquête de Nasser Madji à l'Assemblée.

Razzy Hammadi pense que ce n'est pas le moment

Olivier Falorni est pour sa part favorable à la mesure

Le vote est obligatoire dans trois pays de l'Union Européenne : la Grèce, la Belgique et le Luxembourg.

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