L'UMP a déjà reçu près d'un million d'euros de dons, après l'appel à la solidarité lancé par Nicolas Sarkozy via Facebook jeudi soir. Le parti doit renflouer ses caisses après l'invalidation des comptes de campagne 2012 par le Conseil constitutionnel.

Ce matin, et selon le président de l'UMP, Jean-François Copé, le parti avait reçu plus de 900.000 euros de dons. Ajoutons que ce montant ne prend en compte que les versements faits par internet et ignore les enveloppe généreuse envoyées par la poste.

Cette mobilisation financière des militants fait suite à l'appel lancé vie Facebook par Nicolas Sarkozy lorsqu'il a appris que le Conseil constitutionnel invalidait ses comptes de campagne 201, provoquant un trou de 11 millions d'euros dans les caisses de l'UMP.

Selon l'ancien président, cette "situation inédite, met en péril la formation qui doit préparer l'alternance tellement nécessaire au socialisme."

Je dois assumer mes responsabilités en m'engageant pour la garantie d'une expression démocratique libre dans notre pays. Je vous demande de m'aider en vous mobilisant, comme je vais le faire, à cette fin.

Le Sarkothon est un succès à la Fête de la violette, organisée par la droite forte. Carine Becard

Jeudi soir, Catherine Vautrin, trésorière de l'UMP, avait calculé qu'il suffirait à chacun des 315.000 adhérents de l'UMP de "verser 35 euros" pour combler le déficit.

Un retour aux affaires

Même si son entourage s'efforce de dire que cela ne marque pas son retour officiel en politique, l'ancien président a affirmé qu'il retrouvait ainsi sa liberté de parole et ses proches ne cachent plus qu'il est impatient d'en découdre. Il devrait être présent lundi lors du bureau politique extraordinaire de l'UMP.

"Tout va se jouer sur la souscription nationale" lancée pour remplir les caisses de l'UMP, estime Thomas Guénolé, maître de conférence à Sciences Po.

C'est un Sarkothon, son succès vaudrait plébiscite financier du retour de Nicolas Sarkozy par les électeurs de droite, c'est un quitte ou double. Si cette souscription est un succès, c'est tapis.

Selon des proches cités récemment par le journal Le Monde, Nicolas Sarkozy prévoyait initialement de rester en retrait jusqu'en 2014, lorsque ses soutiens devaient lancer un appel en sa faveur avant de déclencher une offensive en 2015.

Mais sa récente mise en examen pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt et les critiques à son égard de François Fillon, désormais candidat à l'élection présidentielle de 2017, l'ont contraint à revoir son calendrier politique et à accélérer les préparatifs pour organiser cet éventuel retour.

Les bourdes de Sarkozy
Les bourdes de Sarkozy © radio-france
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.