[scald=67697:sdl_editor_representation]STRASBOURG (Reuters) - Le train de déchets nucléaires allemands parti mercredi de Valognes, dans la Manche, a traversé vendredi la frontière allemande pour se rapprocher de sa destination finale, a constaté un photographe de Reuters.

Le train de déchets avait quitté peu auparavant Rémilly, en Moselle, où il était stationné depuis jeudi, pour rejoindre la frontière via la ville de Forbach.

Cet ultime convoi de 11 wagons chargés de 14 tonnes de déchets vitrifiés était arrivé jeudi matin en Lorraine.

De nombreux policiers étaient présents vendredi matin en gare de Forbach et sur des ponts ferroviaires des alentours, a constaté le photographe de Reuters.

Les militants antinucléaires ont dénoncé jeudi soir la décision prise par les autorités d'arrêter le train pour une période aussi longue dans une zone urbanisée.

"Cet arrêt forcé en zone urbaine, totalement insensé, met en péril la sécurité des populations et expose les agents SNCF à des risques d'irradiations", a dénoncé le collectif Sortir du nucléaire dans un point de situation diffusé en début de nuit.

Dans la Manche, d'où le convoi est parti avec près de deux heures de retard, de violents affrontements ont opposé mercredi militants antinucléaires et forces de l'ordre.

En Allemagne, les opposants au nucléaire ont commencé à se mobiliser à leur tour.

Ils étaient près de 2.000 dans la journée de jeudi à Lüchow-Dannenberg, le terminal ferroviaire où les conteneurs Castor renfermant les déchets seront transbordés sur des camions pour parcourir par la route la vingtaine de kilomètres menant au site de stockage de Gorleben.

Ces déchets sont issus du retraitement, à La Hague, des combustibles usés des centrales nucléaires allemandes. Ce convoi est le dernier de 12 prévus par contrat.

Les déchets vitrifiés sont destinés à rejoindre Gorleben, où ils doivent être entreposés dans une ancienne mine de sel reconvertie en site temporaire de stockage.

Les conteneurs Castor sont conformes aux normes de sûreté de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), souligne Areva.

Gilbert Reilhac, édité par Patrick Vignal

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