Ils étaient 15 lors de la présidentielle, ils seront 61 pour les élections législatives et parmi ces partis, certains étonnent ou posent question.

7.882 candidats et 61 listes des plus diverses
7.882 candidats et 61 listes des plus diverses © Maxppp / Andy Lecoq

3e tour de la présidentielle

Les Républicains ou Les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon voient clairement dans ces législatives "une revanche" à prendre après la présidentielle. C’est peut-être aussi le cas de l’UPR, le parti de Francois Asselineau. Comme lui ses candidats veulent quitter l'Europe et l'euro et dénoncer les traités qui lient la France à Bruxelles.

Rama Yade, elle, n’a pas réussi à avoir ses 500 signatures. Avec son mouvement "La France qui ose" elle sera bien présente aux législatives avec un programme autour de la ruralité, l‘outre-mer et la lutte contre les inégalités.

Un parti "faux-nez" d’Erdogan ?

Le Parti communiste a mis les pieds dans le plat début mai et dénoncé la présence aux élections législatives de 52 candidats émanant du parti "Egalité Justice", un parti qui serait, selon le PCF une "officine officieuse de l'AKP", le parti du président turc Recep Tayyip Erdogan destiné, selon le PCF, à "peser sur les élections législatives françaises afin de créer des groupes de pression pour relayer la politique dictatoriale de Recep Tayp Erdogan qui écrase les libertés et les droits humains dans son propre pays".

Le PEJ, fondé en 2015 à Strasbourg se revendique comme "une alternative afin de répondre aux problèmes des Français" notamment en _"luttant contre les inégalités sociales en France".
_Qu’en est-il vraiment ? Enquête de Jean-François Fernandez de France Bleu Besançon

Des partis qui couvrent tout le spectre politique

Dans certaines circonscriptions vous aurez donc le choix, au-delà des parti classiques, de donner votre voix au "Parti animaliste". Son but, comme son nom l’indique, est de "visibiliser la cause animale et d’offrir la possibilité au plus grand nombre d’électeurs d’exprimer l’urgence qu’ils attachent à cette question". Un parti qui se revendique "mono-thématique", c’est-à-dire centré sur la question animale, ce qui permettra à la "cause" de ne pas être "diluée au sein d’un programme plus général".

"Alliance royale" vise au contraire tout le spectre du débat politique mais dans le but de l’"apaiser". Son Slogan est d’ailleurs "La France réconciliée" car ses membres estiment que "la solution royale est la seule réponse possible à la profonde crise institutionnelle, politique, sociale et morale que traverse notre pays, crispé dans la justification d’un système politique en faillite." Le parti se présente à différents scrutin depuis 2004

"La Caisse claire" est un "regroupement administratif", sorte de parti, dont le but est de permettre "à plusieurs collectifs de mutualiser le décompte des voix réalisées dans le cadre du calcul des dotations d'État lors des législatives et de les redistribuer à ces collectifs", c’est-à-dire de faire en sorte que ces partis puissent toucher les fonds publics s’ils arrivent à avoir 50 candidats qui totalisent plus de 1% dans trente départements. Et dans "La Caisse claire" vous trouverez "Le parti pirate", "A nous la démocratie" qui veut "donner aux gens ordinaires les moyens de prendre le pouvoir" et "La Relève citoyenne" dont le but principal est de renouveler la classe politique et qui présentera, entre autres candidats, Charlotte Marchandise, celle qui avait élue par la primaire citoyenne Laprimaire.org.

Vous vous souvenez du "Le parti pirate" ? Il s’était présenté en France aux législatives de 2012 et aux européennes de 2014, mais il a surtout fait parler de lui en Islande où, en octobre dernier, il obtenait 14,5% des suffrages et plaçait 10 députés à l’assemblée. En France les prétentions de ce parti, présent dans plus de 80 pays, sont moindres, mais son programme, basé sur la liberté de partage de la culture sur Internet ou l’accueil des réfugiés, trouvera certainement une audience.

"Le parti du vote blanc" ou "Tous pour rire" ont à peu près le même but : être le parti de celui qui ne veut pas voter pour un parti quel qu’il soit. Comme son nom l’indique "Le parti du vote blanc" demande la reconnaissance du vote blanc comme un suffrage exprimé. Bizarrement pour obtenir de pouvoir voter blanc, il faudra cette fois voter pour l’un des 82 candidats bien réels. "Tous pour rire" se veut le représentant de l’abstention "réfléchie" mais qui passe la aussi par un vote pour ses candidats ou plutôt surtout pour permettre à se candidats d’ouvrir le débat sur la question.

Groupement encore, "100%" rassemble 25 mouvements politiques écologistes et citoyens et revendique plus de 1 000 candidats et suppléants aux législatives, avec un programmé basé sur le "non-cumul strict de mandat, la reconnaissance du vote blanc comme un suffrage exprimé, l'utilisation du référendum d'initiative citoyenne, l'installation de Conférences citoyennes (électeurs tirés au sort) en lieu et place de Conseils économiques et sociaux". Un mouvement dont Francis Lalanne à pris la co-présidence.

Dans vos circonscriptions vous trouverez peut-être également un candidat "Allons Enfants" ou "ParDem" pour Parti de la démondialisation ou "Plantons des graines".

61 partis également à la recherche de moyens financiers

Les candidats aux élections législatives peuvent choisir, ou non, de se rattacher à un parti ou un groupement politique. Ces rattachements conditionnent ensuite les aides publiques reçues par ces différentes organisations, calculées sur la base de leur résultat au premier tour des législatives. Si une formation a dépassé le seuil de 1% des suffrages exprimés dans 50 circonscriptions en métropole (en outremer, il suffit d'un seul candidat) le parti reçoit, pendant cinq ans, 1,42 euro par an et par voix. Ce qui évidemment permet aussi des "effets d'aubaine"...

7.882 candidats participeront aux élections législatives des 11 et 18 juin
7.882 candidats participeront aux élections législatives des 11 et 18 juin © Visactu /
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