Chez EELV, l'ambiance n'est guère à l'optimiste, tant d'un point de vue électoral, avec un score probable faible pour les législatives, que sur le plan financier.

Pour sauver les meubles, EELV mise tout sur les 49 circonscriptions où, résultat de l'accord entre Yannick Jadot et Benoît Hamon, il n'y aura pas de candidat PS face au candidat EELV.
Pour sauver les meubles, EELV mise tout sur les 49 circonscriptions où, résultat de l'accord entre Yannick Jadot et Benoît Hamon, il n'y aura pas de candidat PS face au candidat EELV. © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

Les prévisions les plus optimistes tablent sur trois élus maximum, à l'issue du second tour des élections législatives, prévues les 11 et 18 juin prochains. En plein brouillard à une semaine du premier tour, Europe-Écologie-Les Verts (EELV) a investi 455 candidats sur 577 circonscriptions.

En 2012, 18 députés EELV avaient été élus, un nombre qui devrait se réduire comme peau de chagrin. Pour sauver les meubles, EELV mise tout sur les 49 circonscriptions où, résultat de l'accord entre Yannick Jadot et Benoît Hamon, vainqueur de la primaire élargie du Parti socialiste, il n'y aura pas de candidat PS face au candidat EELV.

Mais par effet ricochet, les politologues qui prévoient un faible score pour le PS lors de ces élections imaginent un échec encore plus grand pour EELV.

Les Verts dans le rouge

Ces mauvais pronostics ont de quoi inquiéter EELV. C'est sur la base des résultats des élections législatives qu'est calculée l'aide financière qui sera versée à chaque parti par l'État, pendant cinq ans. Plus un parti obtient de voix, plus il reçoit d'argent. Et EELV est déjà dans le rouge malgré la vente, l'an dernier, de "la Chocolaterie", l'ancien siège du parti.

A cette manque de moyens s'ajoute un manque de bras et de visibilité. Le parti est secoué par de profondes divisions et la campagne présidentielle ratée de Benoît Hamon a encore plus écorné l'image des écologistes dans l'opinion. Plusieurs mouvements empiétent par ailleurs sur leurs plates-bandes : la France Insoumise, dont le programme comporte une forte dimension écologiste, mais aussi La République en Marche, le parti d'Emmanuel Macron, qui a lui aussi investi des députés écologistes sortants, comme François de Rugy et Barbara Pompili. Souvenez-vous, ils avaient claqué la porte d'EELV comme des dizaines d'autres élus.

Pour Europe Ecologie les Verts, en somme, tout est à reconstruire.

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