Avec une probable majorité pour La République en marche se pose la question de l'inexpérience législative de candidats issus de la société civile qui pourraient être élus.

Douzième édition du Parlement des enfants, le 11 juin 2005 (photo d'illustration)
Douzième édition du Parlement des enfants, le 11 juin 2005 (photo d'illustration) © AFP / FRANCOIS GUILLOT

La large majorité de sièges qui pourraient être remportés par La République en marche dimanche prochain au second tour des élections législatives, selon les projections d'Ipsos Sopra Stéria, assure le renouvellement de l'Assemblée nationale.

Ne plus faire de la politique un métier, c'est un souhait fortement revendiqué par Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle. Mais ce leitmotiv des candidats de La REM s'oppose à une réalité : écrire une proposition de loi, un amendement à un projet de loi, connaître le règlement intérieur de l'Assemblée et toute la mécanique, cela s'apprend.

Avec un groupe potentiellement massif de novices en politique, la situation pourrait être inédite. Certes, en 1981 et 1993, des vagues roses et bleues de nouveaux députés se sont déjà produites, mais les débutants pouvaient compter dans leurs camps sur des routiers, des tauliers du Palais Bourbon. Une configuration très éloignée de celle qui se profile au lendemain du 18 juin prochain.

Qui pour présider ?

Une forte proportion de novices parmi les députés pose aussi un autre problème. Animer les débats, organiser l'ordre du jour, réguler les confrontations et passer la parole requièrent un certain savoir faire, si ce n'est une expérience que tous n'auront pas forcément acquis dans la société civile.

Qui et comment présider alors le plus vaste groupe parlementaire que la Ve a jamais connu ? Comment faire régner la discipline du groupe tout en laissant les sensibilités s'exprimer ?

La REM va donc devoir choisir entre confier la présidence des commissions des lois, de la Défense, des Affaires étrangères, et même le perchoir, à des députés expérimentés mais issus du MoDem, de Les Républicains, du Parti socialiste ou assumer les quelques bévues des bizuths.

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