573 sièges restent à pourvoir dimanche, lors du second tour des législatives. Et entre majorité absolue et reliquat de sièges, l'enjeu est loin d'être le même pour tous les partis.

Les Français désigneront ce dimanche les députés qui siégeront à l'Assemblée
Les Français désigneront ce dimanche les députés qui siégeront à l'Assemblée © AFP / Julien Mattia / NurPhoto

Les Français sont appelés aux urnes ce week-end pour le second tour des élections législatives. A l'étranger et Outre-mer, le vote débute dès vendredi soir ou samedi matin, dès 8h dimanche en France métropolitaine.

Au sein de La République en Marche (REM), créditée d'une large majorité absolue dans les sondages, l'incertitude demeure sur le nombre de sièges remportés par le MoDem. La REM pourra-t-elle constituer une majorité absolue sans l'aide du parti de l'encombrant François Bayrou ? Le centriste qui aura, pour la première fois, un groupe parlementaire à l'Assemblée.

Vers deux lignes à droite ?

Pour la droite et le centre, les attentes sont moins ambitieuses : il s'agit de limiter les dégâts et sauver une centaine de députés. C'est tout de même moins de la moitié du groupe parlementaire actuel, de 226 députés.

L'autre enjeu sera pour l'Union des démocrates indépendants et Les Républicains de maintenir l'unité à droite pour peser sur la politique gouvernementale, pour ne pas risquer une rupture entre "les constructifs", les députés prêts à travailler avec Emmanuel Macron, tels que Jean-Pierre Raffarin, et ceux plus à droite, à l'instar de Laurent Wauquiez.

La France Insoumise pour ramasser les miettes socialistes

Chez les socialistes, la problématique est similaire, mais avec des conséquences plus préoccupantes encore. Crédités de 20 à 30 sièges, le Parti socialiste est au bord de l'explosion, déchiré entre les frondeurs, les légitimistes et les macro-compatibles.

Des menaces d'explosion qui intéressent vivement la France insoumise dont les candidats espèrent créer leur propre groupe pour incarner la seule opposition homogène de gauche.

Incarner l'opposition, c'était aussi l'ambition de Marine Le Pen après sa défaite à la présidentielle. Mais la présidente du Front national, qui pourrait elle être élue à Hénin-Beaumont dimanche, risque de siéger comme "non-inscrite", sans pouvoir créer de groupe FN, faute de députés en nombre suffisants.

Un seul objectif demeure commun à tous les partis en lice : faire reculer l'abstention pour éviter les procès de légitimité.

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