Avec 515 candidats investis par La République en Marche ou le MoDem et de nombreux ténors menacés dans leurs bastions, plusieurs points chauds sont à surveiller à l'issue du vote.

Les ténors de droite comme de gauche s'accrochent à leurs sièges face à des figures souvent méconnues de la République en Marche
Les ténors de droite comme de gauche s'accrochent à leurs sièges face à des figures souvent méconnues de la République en Marche © AFP / Julien Mattia / NurPhoto

Ce week-end les électeurs sont appelés à départager les candidats pour le second tour des élections législatives. Un second tour où nombre de ténors, de droite comme de gauche, tentent de résister face aux 515 candidats de La République en marche encore présents.

Les anciens ministres sur la sellette

Il y a d'abord les figures socialistes à la traîne, comme l'ancienne ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud Belkacem à Villeurbanne, qui accuse 20 points de retard sur son rival d'en Marche.

A Paris, l'ancienne ministre du Travail Myriam El Khomri se retrouve aussi à la traîne de 10 points sur Pierre-Yves Bournazel. Avec une différence. Comme elle, le candidat LR se revendique de la majorité présidentielle.

Deux circonscription de l'Essonne sont aussi à surveiller. La première, où Manuel Valls devance de huit point Farida Amrani, sa rivale de la France insoumise, mais aussi la 7e. Là, le sortant Nicolas Dupont-Aignan est devancé de six points par le candidat de la REM, Antoine Pavamani.

Six points de retard également pour Eric Woerth, menacé par sa concurrente d'En Marche dans la quatrième circonscription de l'Oise où l'ancien ministre LR est invaincu depuis 15 ans.

Pas de groupe parlementaire pour le FN ?

Du côté du Front National, les chances reposent sur Marine Le Pen, arrivée largement en tête dimanche à Henin Beaumont.

La situation est plus compliquée en revanche pour Florian Phillipot en Moselle. Le vice président frontiste est en position de challenger, dans le duel qui l'opposera au candidat d'En Marche.

Enfin, un autre duel à suivre pour le FN, dans le Gard cette fois-ci : Gilbert Collard face à l'ex-torera Marie Sara. Au premier tour, le sortant frontiste est arrivé en tête, mais avec seulement 48 voix d'avance sur sa rivale d'En Marche, rien ne lui assure la victoire.

Plus médiatisés, deux autres ténors sont à surveiller. Il s'agit de Jean-Luc Mélenchon à Marseille, dans la circonscription où le socialiste Mennucci a été éliminé dès le premier tour, où encore la deuxième circonscription parisienne, celle laissée par François Fillon en héritage à Nathalie Kosciusko-Morizet. Cette tête d'affiche de la droite, l'une des femmes politiques les plus médiatisées de LR, a été victime jeudi d'une agression l'obligeant à être hospitalisée pendant plusieurs heures. En signe de soutien, son rival, candidat investi par la République en marche, avait lui aussi suspendu sa campagne.

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