Le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes a dénoncé mardi une quasi stagnation du nombre de femmes investies aux législatives et le non-respect de la parité.

Lors des précédentes élections législatives, pour 40% de femmes investies, elles n'étaient plus que 26,9% à siéger à l'Assemblée nationale
Lors des précédentes élections législatives, pour 40% de femmes investies, elles n'étaient plus que 26,9% à siéger à l'Assemblée nationale © AFP / Patrick KOVARIK

Peut mieux faire. On connaît déjà une défaite pour les élections législatives du 11 et 18 juin prochain : la parité. Avec 3 344 candidates investies par les partis, le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) dénonce un taux de 42,4% de femmes investies. C'est mieux qu'en 2012 (40%) et en 2007 (41,6%) mais ce n'est pas encore les 50%, ce qui est pourtant incité dans la loi.

Pour être respectée, la règle des 50% de femmes investies est assortie de contraintes légales et de retenues financières. Des sanctions insuffisantes, relève le HCE, alors que "deux évolutions législatives avaient renforcé les contraintes" : une pénalité financière doublée pour les partis qui n'ont pas investis autant de femmes que d'hommes et la loi sur le non-cumul des mandats, appliquée dès 2017.

Les candidates investies le sont-elles dans des circonscriptions favorables ?

Pour le HCE, c'est d'autant plus dommageable qu'il s'agit des candidats investis, et non des circonscriptions "gagnables" - c'est à dire des candidats ayant une chance d'être élus-, ce qui n'assure en aucun cas une parité à l'Assemblée nationale.

En 2012, l'Assemblée nationale était constituée de 26,9% de femmes, contre 40% de candidates investies.

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