Près de 2,5 millions d'électeurs français de l'étranger sont appelés, ce week-end, à se prononcer pour le premier tour des élections législatives, soit une semaine en avance.

Les Français de l'étranger votent pour le premier tour des législatives dès ce samedi pour le continent américain, dimanche pour le reste du monde
Les Français de l'étranger votent pour le premier tour des législatives dès ce samedi pour le continent américain, dimanche pour le reste du monde © AFP / Brendan Smialowski

Avec une semaine d'avance, la Polynésie française et les Français de l'étranger votent ce week-end pour désigner leurs prochains députés. Un vote anticipé pour des raisons logistiques qui a eu lieu samedi sur le continent américain, et en Polynésie française, dimanche dans le reste du monde.

Malgré l'attentat de samedi soir dans la capitale britannique, le vote a été maintenu au Lycée de Gaulle de Londres.

Cette première salve d'électeurs représente environ 2,5 millions de Français, des expatriés qui constituent une réserve de voix non négligeable pour l'exécutif : lors de l'élection présidentielle, ils ont massivement voté pour Emmanuel Macron pour le premier, le plaçant en tête devant François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Et surtout pour le second tour, où le candidat En marche avait récolté 93% des voix des Français de l'étranger.

Mais les candidats "macronistes" ce sont lesquels ?

Cette "victoire annoncée", semble avoir rebattu les cartes, notamment pour ce qui est des "étiquettes". L'exemple de la 7e circonscription, qui englobe l’Allemagne et quinze autres pays, de la Pologne aux Balkans est parlant.

Il y quelques jours à l’institut français de Berlin, un débat opposait les onze candidats de cette immense circonscription d’Europe centrale. Dans la salle, des électeurs un peu déboussolés au moment de faire leur choix, à l’image de Denise, berlinoise depuis 40 ans : "Je voudrais avoir plus de clarté pour tous ces candidats qui soutiennent Macron. On a un candidat "En Marche", un candidat du parti socialiste qui dit "avec Macron", un candidat écolo qui soutien aussi Macron. Ca fait beaucoup de confusion. On a besoin de détails".

Accusés par certains de vouloir prendre le train en marche, le député sortant, le socialiste Pierre Yves Le Borgne, se défend : "Il y aurait confusion si je cachait mon identité socialiste ce que je ne fais nullement. Je me reconnais très largement dans la démarche d'Emmanuel Macron, je veux aider ce gouvernement."

Dans cette circonscription très européenne, la République en Marche a tenu à investir son propre candidat, issu du Modem, Frédéric Petit, un ancien ingénieur de Veolia : "cette circonscription de la construction de l'Europe doit être avec Macron. Je suis le seul à avoir signé le document qui engage tous les candidats investis ; je suis un candidat de la société civile, le candidat du renouveau".

Dans ce duel annoncé, le candidat Les Républicains pourrait bien venir troubler le jeu. Philippe Gustin, ex-ambassadeur en Roumanie, se verrait bien lui aussi rejoindre la majorité : "il est temps que toutes les bonnes volontés se mettent au travail" explique-t-il....

La REM favorite

La République en marche, qui a investi des candidats dans 10 des 11 circonscriptions de l'étranger, espère donc un carton plein. Pour cela, il faudra notamment affronter le candidat et député sortant LR Frédéric Lefebvre dans la première circonscription, la socialiste Axelle Lemaire, députée sortante de la troisième circonscription, ou encore Thierry Mariani, lui aussi LR et député sortant de la 11e circonscription des Français de l'étranger.

Sont également investis :

Pour le second tour, le vote se fera le week-end du 17 et 18 juin, comme en métropole et dans le reste de l'Outre-mer.

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