La République en marche a déposé un recours contre le CSA qui lui attribue un temps d'antenne 10 fois inférieur à celui accordé au PS, par exemple, pour la campagne officielle.

La République en marche a déposé un recours contre la décision du CSA pour contester la durée d'antenne qu lui est attribuée
La République en marche a déposé un recours contre la décision du CSA pour contester la durée d'antenne qu lui est attribuée © CC Flickr/Hugo

Quand la loi s'éloigne de la logique, ses conséquences sont difficilement compréhensibles. La décision du CSA, publiée au Journal Officiel, s'appuie sur le code électoral qui ne connait que le passé, c’est-à-dire les groupes parlementaires que les partis avaient – ou pas – sous la mandature qui se termine. Personne n'avait visiblement imaginé qu'une nouvelle formation, voir deux, pourraient aussi vite trouver leur place dans le paysage politique.

Or La République en marche et la France insoumise n'existaient pas il y a cinq ans et le Front national n'avait pas assez d'élus pour former un groupe à l’Assemblée (il en faut 15).Or ce sont trois trois des quatre premiers partis dans les intentions de vote des Français.

Le code électoral prévoir que "Tout parti ou groupement politique qui n'est pas représenté par des groupes parlementaires de l'Assemblée nationale a accès, à sa demande, aux émissions du service public de la communication audiovisuelle pour une durée de sept minutes au premier tour et de cinq minutes au second, dès lors qu'au moins 75 candidats ont indiqué, dans leur déclaration de candidature, s'y rattacher". Suivant ce principe, le CSA a accordé un temps d’antenne de 12 minutes à En marche, contre par exemple 120 au PS, 103 à Les Républicains et 22 minutes à l’UDI pour la diffusion de leurs clips de campagne sur les chaînes publiques.

Forte de son résultat à la présidentielle, qu'elle analyse comme une "demande profonde de renouveau exprimée par les électeurs", la République en marche, par la voix de sa présidente par intérim, Catherine Barbaroux, estime que le temps dont le parti dispose pour ses émissions "ne saurait être inférieur à celui des deux principaux partis et groupements représentés par des groupes parlementaires à l'Assemblée nationale".

La REM a donc saisi le juge des référés du Conseil d'Etat de cette décision "au nom de la défense du pluralisme politique, de l'équité entre les formations politiques et de la nécessaire prise en compte de la demande profonde de renouveau exprimée par les électeurs lors de l'élection présidentielle".

L'audience en référé se tiendra lundi à 10h au Conseil d'Etat.

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