Le mouvement "Sens commun", présent pendant la campagne présidentielle de François Fillon, est représenté par cinq candidats, dans des circonscriptions réputées ingagnables.

Dès la primaire de la droite et du centre, LR s'était mis d'accord pour investir cinq candidats "Sens commun" sous son étiquette
Dès la primaire de la droite et du centre, LR s'était mis d'accord pour investir cinq candidats "Sens commun" sous son étiquette © Maxppp / Thomas Padilla / Archive 2014

Coup de projecteur sur les candidats de "Sens Commun" dans la campagne pour les législatives, un mouvement qui avait réussi à peser dans la campagne présidentielle de François Fillon, notamment après les nombreuses défections qui avaient suivi les révélations liées aux "affaires".

Les liens de l'association "Sens Commun" avec Les Républicains remontent à la naissance du mouvement, en 2013, lorsque certains ont voulu poursuivre de manière plus politique, le combat de la "Manif pour tous" contre le mariage de personnes du même sexe. Madeleine de Jessey, porte-parole et co-fondatrice de Sens commun, est membre du bureau politique de Les Républicains.

Lors de la primaire de la droite et du centre, Sens commun avait choisi dés le départ de soutenir François Fillon. Un soutien apprécié du candidat LR à la présidentielle qui, vers la fin de la campagne, a même laissé entendre qu'il pourrait proposer des postes dans son gouvernement, une fois élu, à des représentants de ce mouvement qui s'était tant mobilisé pour sa campagne. Car c’est "Sens Commun", par exemple, qui a mobilisé "l’ensemble de son réseau" pour faire du meeting du 5 mars de François Fillon au Trocadéro une "démonstration de force", comme l'avait promis Christophe Billan, le président de l’association.

Comment expliquer alors que les candidats SC soient si peu nombreux ? S'agit-il d'une mesure de rétorsion ?

L'investiture de candidats du mouvement "Sens commun" sous l'étiquette Les Républicains n'est donc pas une surprise. En revanche, alors que mouvement avait su peser pendant la campagne présidentielle, il n'obtient que cinq circonscription qui représentent moins de 1% des 577 sièges à l'Assemblée. C’est pourtant le résultat d'un accord passé entre François Fillon et "Sens commun" dès la primaire, à l'automne 2016.

Les représentants "Sens commun" sont de plus investis dans des circonscriptions réputées peu favorables à LR, voire impossibles à remporter.

Pour Hayette Hamidi en Seine-Saint-Denis, par exemple, ou encore pour Sébastien Pilard en Loire-Atlantique et même pour Anne Lorne dans le Rhône, ce sont à chaque fois, des circonscriptions quasiment ingagnables. Donc, difficile de dire que "Sens commun" a droit à un traitement particulier.

Un courant politique pourtant loin d'être absent

Pourtant, si on examine de plus près les autres candidats de la droite, certains d'entre eux partagent l'essentiel des idées de "Sens commun", mais sans pour autant avoir adhéré au mouvement. C'est le cas, dans la Drôme, du Général Ract Madoux, en Vendée, de Florence Pineau, ou dans les Yvelines, de François-Xavier Bellamy. Ce dernier est très impliqué notamment dans "la Manif pour tous". Et certains d'entre eux, contrairement aux militants de "Sens Commun", ont toutes les chances d'être élus et donc de siéger à l'Assemblée.

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