Alors que l’association anti-raciste lance une nouvelle campagne cette semaine, retour sur les grandes dates qui ont marqué l'histoire de SOS racisme.

La petite main jaune a été vendue a des dizaines de milliers d'exemplaire et depuis son slogan a très souvent été détourné.
La petite main jaune a été vendue a des dizaines de milliers d'exemplaire et depuis son slogan a très souvent été détourné. © Maxppp / JULES MOTTE

Alors que l'association lance ce mardi une campagne de lutte contre le Front national, intitulée on est pareil, France Inter revient sur la naissance et les quelques dates qui ont marqué l'histoire de ce mouvement anti-raciste.

Le début des années 80 est marqué par un climat raciste dénoncé par des jeunes lors de la marche de l'égalité et contre le racisme en octobre 1983. François Mitterrand décide de s'emparer de cette question et de soutenir la création d'une association qui puisse "canaliser" ou "contrôler" ce mouvement antiraciste. Un an plus tard naît SOS Racisme.

15 octobre 1984 : l'association SOS racisme est née sous l’impulsion de Julien Dray, député et ancien trotskiste proche de Mitterrand et Harlem Désir, militant socialiste qui en devient le premier président.

15 juin 1985 : Des stars de la chanson de la politique, du sport, 500.000 personnes sont réunies à la Concorde, des mains jaunes partout.... Le grand concert contre le racisme et le slogan "Touche pas à mon pote" connaissent un succès tonitruant et les mains se vendent par dizaines de milliers d'exemplaires. Par la suite, on reprochera à l'association d'avoir fait beaucoup de communication et pas assez de politique.

1990/1992 : Au moment de la guerre du Golfe, les membres de la direction de SOS racisme se déchirent autour de la question de l'intervention dans ce conflit. En septembre 1992, Harlem Désir quitte la présidence de SOS et six mois plus tard, il entre au Parti Socialiste. Fodé Sylla et Malek Boutih vont ensuite lui succéder.

1995/2000 : L’association réoriente son combat sur la lutte contre les discriminations avec le lancement des premiers testings. Il s'agit de faire la preuve souvent accompagné de journalistes, des discriminations subies par des personnes non blanches dans les lieux publics ou privés, qu'ils soient des lieux de loisirs, comme les boites de nuit ou des bars mais aussi dans les entreprises ou les agences immobilières.

2003 : Avec l'arrivée de Dominique Sopo à la présidence de SOS, (2003/ 2012 puis 2014 jusqu'à aujourd'hui), l’association anti-raciste essaie de reprendre la main sur son positionnement idéologique en l'élargissant avec de nouveaux combats. Une série de unes du journal de l’association Respect magazine, titrées, "100% Noirs de France", "100% juifs de France" provoquera une polémique autour du risque de communautarisme du mouvement anti-raciste.

Une série de Une de Respect Magazine avait fait polémique
Une série de Une de Respect Magazine avait fait polémique © capture d'écran Respect Mag
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