[scald=86433:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Candidat déclaré à la présidentielle, le président du Nouveau Centre Hervé Morin a été officiellement lâché mardi par plusieurs cadres de la formation, dont son numéro deux Jean-Christophe Lagarde, et deux ministres du gouvernement.

Des députés européens du parti, dont Damien Abad, leur ont emboîté le pas.

"En 2007, j'ai été le seul député centriste à ne pas avoir soutenu Nicolas Sarkozy et à ne pas avoir voté pour lui ni au premier, ni au second tour", a déclaré Jean-Christophe Lagarde dans une interview publiée par le quotidien gratuit Metro.

"Pour autant, plusieurs éléments me conduisent à décider aujourd'hui que, s'il est candidat, je le soutiendrai", a-t-il ajouté.

Jean-Christophe Lagarde ne cachait pas depuis le début son hostilité à la candidature d'Hervé Morin, qui plafonne à 1% dans les intentions de vote, tout comme le ministre de la Ville Maurice Leroy et de la Fonction publique François Sauvadet.

Dans une tribune publiée mardi, les deux ministres annoncent aux aussi leur ralliement au chef de l'Etat, François Sauvadet déclarant dans Le Figaro qu'"une candidature qui ne décolle pas des 1% d'intentions de vote n'a pas de sens, même si je respecte le désir d'Hervé Morin de vouloir se présenter".

Six députés européens centristes appellent de même dans un communiqué à voter Nicolas Sarkozy en invoquant leur "devoir d'insuffler une forte dynamique de premier tour afin de créer les conditions d'un large rassemblement au deuxième tour."

Les militants du Nouveau Centre devraient se prononcer par un vote lors d'un congrès prévu fin février sur la candidature d'Hervé Morin.

"Le retrait de sa candidature n'est plus qu'une question de délai, estime Jean-Christophe Lagarde. Mais on voit bien que son initiative personnelle a profondément divisé notre parti."

Patrick Vignal, Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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