[scald=208891:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les députés français ont repris lundi, après une courte pause, leur session marathon sur l'examen du projet de droit ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels.

L'examen du texte, sur lequel l'Assemblée a siégé tout le week-end et toute la nuit de dimanche à lundi, se poursuit laborieusement et il restait lundi 3.200 amendements à débattre, sur les quelque 5.000 déposés, essentiellement par l'opposition.

Le débat porte sur l'article deux, qui évoque les conséquences de l'ouverture de l'adoption simple aux couples homosexuels sur la dévolution du nom de famille.

Le groupe UMP poursuit sa bataille contre le gouvernement et sa majorité contre cette réforme sociétale promise par François Hollande durant sa campagne pour l'élection présidentielle.

Elle défend un par un ses nombreux amendements, multiplie les prises de parole, les rappels au règlement et les demandes de suspension de séance qui freinent le déroulement du débat.

Les débats sont parfois émaillés d'incidents et le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS), qui préside la totalité des séances, doit user de son expérience pour ramener le calme dans l'hémicycle.

Selon des sources parlementaires, il n'est pas exclu que l'examen du texte s'achève plus tôt que prévu, peut-être vendredi, la fatigue commençant à faire sentir ses premiers effets sur tous les députés et les ministres. Certains députés ont même voté contre leurs propres amendements.

L'examen du projet de loi est initialement prévu pour s'achever le week-end prochain, un vote solennel sur l'ensemble du texte étant prévu le mardi 12 février, le Sénat devant l'examiner à son tour dans le courant du mois de mars.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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