[scald=82279:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les députés français ont adopté mercredi le projet de loi proposant que tous les combattants morts pour la France, et plus seulement ceux de la Première Guerre mondiale, soient honorés le 11 novembre, date anniversaire de l'armistice de 1918.

Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour ce projet de loi que le Sénat examinera le 24 janvier. Le groupe socialiste et celui de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et apparentés) ont voté contre.

"C'est un nouveau coup porté à la mémoire et à la culture combattante", a dit le communiste Jean-Jacques Candelier. "Avec ce texte il existe un risque de confusion de la pensée historique."

Le socialiste René Rouquet a déploré "que le débat n'ait pas permis de lever un certain nombre d'inquiétudes" et s'est interrogé sur l'opportunité de ce texte présenté par le gouvernement en fin de quinquennat et de législature.

Ce texte traduit une proposition de Nicolas Sarkozy, faite le 11 novembre dernier lors d'une cérémonie à l'Arc de triomphe à Paris.

Le projet de loi a pour objet de rendre hommage le 11 novembre aux morts de la "Grande Guerre" et à tous les "morts pour la France", civils et militaires, y compris ceux tombés dans le cadre des opérations extérieures comme en Afghanistan.

"C'est un projet de loi simple mais qui est un grand événement dans notre vie nationale", a dit le ministre de la Défense et des Anciens combattants Gérard Longuet.

"Ce n'est pas simplement une loi de la mémoire mais hélas une loi vivante de l'actualité", a poursuivi le ministre de la Défense en faisant référence aux soldats morts en Afghanistan.

Le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants a tenté de rassurer l'opposition en affirmant que le texte ne remettait "absolument pas en cause les autres dates commémoratives".

"Il n'est pas question d'en supprimer ou de les hiérarchiser", a-t-il ajouté en rappelant que, depuis la fin de la guerre d'Algérie "plus de 600 militaires" étaient "morts pour la France".

Les députés ont entériné avec le feu vert du gouvernement un amendement qui introduit dans le texte l'obligation pour les communes d'inscrire sur leurs monuments aux morts le nom des soldats morts en opérations extérieures.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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