[scald=68667:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Deux Français sur trois ne sont pas disposés à acheter des obligations pour financer la dette publique, selon un sondage Harris interactive pour Jolpress et Image&Stratégies publié par La Tribune, à paraître mardi.

Selon cette enquête, moins d'un tiers des sondés indiquent qu'ils seraient certainement (6%) ou probablement prêts (24%) à racheter de la dette française à des taux équivalents à ceux du marché.

Les sympathisants de la droite, et ceux dont les revenus sont les plus élevés, sont sans surprise, plus disposés, à hauteur de 45%, à acheter de la dette française en direct.

Mais une large majorité des jeunes, des catégories modestes et des sympathisants de la gauche s'y refusent dans une proportion de 60 à 70%. "Exit donc l'espoir d'un grand emprunt populaire qu'avait caressé, un temps, Nicolas Sarkozy l'année dernière", écrit La Tribune.

Autre enseignement du sondage: alors que l'Allemagne fait pression pour un transfert du pouvoir budgétaire à un niveau fédéral, une majorité écrasante (64%) se dit attachée à la souveraineté nationale et souhaite que "chacun des Etats de la zone euro puisse prendre des initiatives individuelles face à la crise sans nécessairement avoir l'accord de tous les partenaires européens".

Pour autant, près de la moitié des personnes interrogées (45%) reconnaît la nécessité de "plus de contrôle des budgets par la Commission européenne".

L'idée de renforcer l'efficacité du pacte de stabilité, qui sera sur la table du prochain sommet européen des 8 et 9 décembre, ne choque pas, souligne le quotidien économique.

En revanche, les Français se montrent très sévères sur la gestion de la crise par les institutions européennes. Seulement 16% jugent qu'elles ont été efficaces pour affronter les menaces sur la zone euro.

Ce sondage été effectué du 25 au 28 novembre auprès d'un échantillon de 1.567 personnes, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.

Gérard Bon

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