[scald=70595:sdl_editor_representation]DURBAN, Afrique du Sud (Reuters) - Plusieurs espèces animales, dont des gorilles au Rwanda et des tigres au Bangladesh, sont menacées d'extinction si l'on ne corrige pas l'impact des changements climatiques et des climats extrêmes sur leurs habitats, prévient dimanche un rapport de la FAO.

Selon cette étude, publiée en marge des négociations internationales sur le climat en cours à Durban (Afrique du Sud), la hausse des températures, la montée du niveau des mers, la déforestation et l'agriculture intensive dégradent les habitats de certaines espèces, tout particulièrement en Afrique.

"De nombreux écosystèmes souffrent déjà de la pression démographique, de la déforestation passée et actuelle, des méthodes de gestion non-durables et même d'espèces envahissantes", explique Eduardo Rojas-Briales, du département Forêts de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), lors de la publication du rapport.

Les zones les plus touchées sont les montagnes, les îles isolées et les régions littorales, qui restreignent les possibilités pour les animaux de migrer ailleurs et de créer de nouveaux habitats.

"Les populations qui restent deviennent confinées dans des écosystèmes très petits; se posent alors des problèmes de consanguinité (...) et au bout du compte, ces espèces risquent de disparaître".

Les migrations animales peuvent aussi déboucher sur des conflits avec les hommes, comme c'est le cas avec les tigres du Bangladesh.

Autres exemples, selon cette étude de la FAO, d'animaux touchés par ce type de problèmes: les éléphants au Mali, les lions de la réserve de Serengeti, dans le nord de la Tanzanie limitrophe du sud du Kenya, et les crocodiles du Malawi.

Agnieszka Flak, Jean-Loup Fiévet pour le service français

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