scald=59985:sdl_editor_representation - Le mouvement new-yorkais "Occupy Wall Street" a récolté, à sa propre surprise, plus d'un demi-million de dollars en sept semaines de manifestations contre la haute finance.

"Je pensais qu'ils obtiendraient 10.000, peut-être 20.000 dollars et que ce ne serait pas une grosse affaire. Ils ont apporté cette somme, et plus encore, en une journée", souligne Chuck Kaufman, coordinateur d'Alliance for Global Justice (AFGJ), une association à but non lucratif de Tucson (Arizona) à laquelle les "indignés" de Wall Street ont confié leur argent.

"Nous avons été surpris, nous n'étions pas préparés", ajoute-t-il.

AFGJ, qui a été fondée dans les années 1970 par solidarité avec les révolutionnaires du Nicaragua, est exemptée d'impôts et abrite financièrement pour cette raison d'autres organisations.

"Occupy Wall Street" lui rétrocède 7% de ses recettes en échange de la tenue des comptes.

Les "indignés" ont leur propre comité financier, officiellement composé de 87 membres, mais qui dans les faits, se réduit à six personnes, dont un avocat, un comptable et un ancien étudiant en économie reconverti dans le tatouage.

Vendredi dernier, il a publié un état de ses finances, annonçant avoir dépensé à ce jour 55.000 dollars, dont 22.000 dollars pour la nourriture, le blanchissage et les soins médicaux, et 20.000 dollars en frais de communication.

Les mouvements similaires qui ont essaimé dans les autres villes américaines s'appuient sur des dons locaux. Chicago ou Richmond ont ainsi récolté quelque 20.000 dollars.

"Des gens viennent nous voir et proposent de nous donner jusqu'à 15.000 dollars mais nous refusons, en attendant de mettre en place une structure légale pour accepter les dons", explique Orion Swann, d'Occupy Chicago.

Ben Berkowitz et Chris Francescani, Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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