Les élections législatives ne sont pas qu'un moyen de peser dans la politique gouvernementale. C'est aussi une véritable manne financière pour les partis.

Chaque parlementaire élu rapporte 37.000 euros à son parti (photo d'illustration)
Chaque parlementaire élu rapporte 37.000 euros à son parti (photo d'illustration) © Maxppp / Richard Villalon

En politique comme ailleurs, l'argent est le nerf de la guerre. Et en la matière, c'est aux élections législatives que tout se joue. Principale source de financement des partis, l'aide publique d'État dépend du nombre de voix obtenues au premier tour et du nombre de parlementaires élus : chaque bulletin glissé dans l'urne rapportera au parti 1,42 euros par an pendant les cinq années à venir.

Un financement sous conditions : il faut avoir fait au moins 1% des voix exprimées dans 50 circonscriptions et respecter la parité. A ce titre, l'UMP qui n'avait présenté qu'un quart de femmes en 2012 avait été lourdement pénalisé.

Enfin, chaque parlementaire élu rapporte 37.000 euros par an à son parti.

Un maximum de candidats pour un maximum d'argent

On comprend mieux, dès lors, l'intéret pour chaque formation de présenter un maximum de candidats sous sa bannière. 570 pour l'UPR de François Asselineau, par exemple.

On saisi aussi mieux l'enjeu pour La République En Marche ! et la France Insoumise. Des mouvements qui vivent de dons et doivent se transformer en partis pour toucher de l'argent public.

25 millions d'euros pour le PS l'an dernier

Depuis cinq ans, c'est le PS, majoritaire, qui a bénéficié de la plus grosse part du gâteau : près de 25 millions d'euros l'an dernier. Avec l'élection d'Emmanuel Macron et les forts scores, lors de la présidentielle, des mouvements En marche ! et de la France insoumise, il devra sans doute se serrer la ceinture dans les 5 ans à venir, lui qui n'a récolté qu'un pourcentage à un chiffre avant la virgule.

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