François Baroin, nouveau président de l'Association des maires de France
François Baroin, nouveau président de l'Association des maires de France © Maxppp / Vincent Isore

Manuel Valls a confirmé l'objectif de 50 milliards d'économies en trois ans. L'État doit baisser de 11 milliards d'euros les dotations aux collectivités locales. En parallèle, le Premier ministre a accepté de pérenniser l'aide sur les rythmes scolaires.

Pour les maires français, réunis en Congrès, c'est un coup attendu mais douloureux. D'ailleurs, le nouveau président de l'Association des maires de France, François Baroin, le gouvernement tente "un transfert de l'impopularité fiscale" en contraignant un grand nombre de communes à augmenter les impôts locaux pour compenser le désengagement de l'État.

Un effort pourtant nécessaire et légitime, selon Manuel Valls, qui a fait face aux sifflets des élus locaux pendant son discours.

Tous les acteurs publics sont convernés. Je sais l'effort qui est demandé aux communes : personne, et surtout pas moi, ne songe à la sous-estimer.

Petite victoire sur les rythmes scolaires

Pour compenser cette annonce désagréable, le Premier ministre a sorti un autre atout de sa manche : l'aide de l'État pour mettre en place la réforme des rythmes scolaires, qui devait disparaître après la dernière rentrée, sera finalement "pérennisée au-delà de l'année 2015-2016".

"J'ai entendu votre besoin d'être accompagnés par l'État dans la durée pour consolider cette grande réforme", a concédé Manuel Valls. Jusqu'ici, la position officielle du gouvernement, via la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, était de considérer que les maires devaient assumer seuls la réforme des rythmes scolaires le plus tôt possible, ces derniers ayant eu "le temps de s'y préparer" depuis les premiers essais l'année dernière.

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