Nicolas Sarkozy était en meeting au Havre
Nicolas Sarkozy était en meeting au Havre © Maxppp / Pierre Augros

Le changement de nom, c'est maintenant (en fait, samedi) ! L'UMP a finalement eu le feu vert de la justice pour devenir "Les Républicains", un nom qui fait polémique. En meeting au Havre, Nicolas Sarkozy s'est réjoui de cette victoire symbolique. Les militants, un peu moins.

On le sentait vibrer mardi soir face à ses soutiens du Havre. Même s'il l'avait voulu, Nicolas Sarkozy aurait eu du mal à cacher sa jubilation , tout heureux qu'il était de ne pas s'être vu interdire l'utilisation du nom "Les Républicains". Alors, l'ancien président exulte, et se livre à son jeu préféré : enchaîner, devant un public tout acquis à sa cause, les "punchlines" assassines contre son successeur, surnommé "Moi, je" en référence (approximative) au "Moi, président" de François Hollande .

Y'avait une chose que j'avais pas prévu, c'est que "moi, je" voulais choisir lui-même le nom de notre formation politique . Manque de chance. Les gens qui ne sont pas courageux, qui n'ont pas de colonne vertébrale, ils essaient d'aller devant les tribunaux pour y obtenir ce qu'ils ne peuvent plus obtenir devant le peuple de France.

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Dans la salle, on se gausse devant un Nicolas Sarkozy très en forme. Mais au-delà des bons mots, sur le fond, l'enthousiasme n'y est pas.

"Pas très porteur d'être associé à des procédures"

Certes, le risque de mauvaise surprise est réduit : samedi prochain, l'UMP deviendra bien "Les Républicains". Pourtant, les militants ne sont pas pleinement convaincus par l'intérêt de ce changement de nom à deux ans de la présidentielle tant attendue.

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"C'est pas très porteur d'avoir un nom associé à des procédures"

Nicolas Sarkozy a-t-il fait le bon choix ? "Je n'ai rien contre", répond laconiquement un premier militant. "Pourquoi ça ne serait pas le bon nom ?", ironise une autre. "Ça fait vraiment partie de la construction de notre parti".

Ce qui est déconcertant, c'est que les militants sont parfois très lucides sur les raisons plus profondes de ce changement d'enseigne. "Il y avait des choses à l'UMP à Paris qui n'étaient pas claires ", souffle l'un d'eux. "Très vraisemblablement, il y aura des procédures judiciaires d'ici 2017. C'est pas très porteur d'être associé à des procédures, quelle qu'en soit l'issue".

Tous promettent en tout cas de voter ces deux prochains jours "pour" les Républicains, "un grand nom pour un grand parti", assure un militant. Mais aussi la clé, pour Nicolas Sarkozy, de la victoire qu'il espère retrouver en 2017 . Le seul nom qui reste incertain, c'est celui du candidat qui sera désigné lors de la primaire en 2016.

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