L’attitude et le discours de nationalistes corses nouvellement élus aux élections régionales ont choqué de nombreux responsables
L’attitude et le discours de nationalistes corses nouvellement élus aux élections régionales ont choqué de nombreux responsables © MaxPPP

L’attitude et le discours de nationalistes corses nouvellement élus aux élections régionales ont choqué de nombreux responsables politiques. Le premier ministre Manuel Valls a évoqué pour sa part mercreid "des lignes rouges à ne pas dépasser". Gilles Simeoni répond au micro de France Bleu Frequenza Mora.

Les nationalistes ont remporté les élections régionales. Gilles Simeoni, maire de Bastia et avocat de profession qui fut notamment le défenseur d'Yvan Colonna, condamné pour l'assassinat du préfet Claude Erignac, a exhorté le gouvernement à prendre en compte le changement politique sur l'île.

Dans une allocution en langue corse, Jean-Guy Talamoni, à peine intronisé président de l'Assemblée insulaire, avait réaffirmé la nécessité de l'indépendance pour l'île. Il a rappelé notamment le souhait que les "prisonniers politiques" bénéficient d'une loi d'amnistie.

Le Premier ministre Manuel Valls a averti mercredi sur TF1 « il y a des lignes rouges qui ne peuvent pas être discutées" avec le nouvel exécutif corse dirigé par les nationalistes, faisant allusion à des mesures défendues par le dirigeant autonomiste Gilles Simeoni comme la co-officialité de deux langues (corse et français) ou un statut de résident pour les Corses sur le plan fiscal.

Tous les élus nationalistes, les deux présidents et les huit membres du conseil exécutif ont changé le protocole et ont prêté serment sur la Giustificazione della Rivoluzione di Corsica, l'ouvrage paru en 1758 servant le livre de chevet à Pascal Paoli, le père de la Révolution insulaire.

L'ex-Premier ministre François Fillon a estimé que la légitimité de l'élection n'autorisait pas la nouvelle majorité corse "à s'exonérer du respect de la loi et à proférer vis-à-vis de la France des invectives dignes de l'agitation clandestine que l'on croyait révolue".

L'ex-ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement a jugé l'attitude des leaders nationalistes "inadmissible", rappelant qu'une "cinquantaine d'assassinats" ont été commis au nom de l'indépendance de l'île.

Sur l’antenne de France Bleu Frequenza mora, Gilles Simeoni a à son tour répondu à Manuel Valls :

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