Mercredi contre la loi travail, les jeunes étaient mobilisés comme ici à Tours
Mercredi contre la loi travail, les jeunes étaient mobilisés comme ici à Tours © MaxPPP

Manuel Valls, entouré de sa ministre de l'Education Nadjat Vallaud Belkacem, de Myriam El Khomri la ministre du travail et d'Emmanuel Macron, reçoit les syndicats étudiants et lycéens ce vendredi à 10 heures.

La jeunesse est l’objet de toutes les attentions de la part de l'exécutif. La mobilisation de mercredi suscite de vraies inquiétudes. Un parfum de CPE si l'on s'en tient aux seuls chiffres de la mobilisation. L'exécutif est aussi conscient qu'il est face à des jeunes éprouvés par les attentats de novembre, grandement touchés par les difficultés d'accès à l'emploi. Il faut, pour éviter tout embrasement, ne pas prendre leurs inquiétudes à la légère d'où l'opération pédagogie ce vendredi à Matignon.

Manuel Valls reçoit lui-même les jeunes

À quoi voit-on que ça commence à piquer un peu ? Au nombre de fois où François Hollande en visite dans une entreprise prononce le mot « jeune ». Mais aussi à des signes aussi bêtes que le protocole. A l'issue de la manifestation, Matignon renvoyait les organisations étudiantes vers leur ministre Nadjat Vallaud Belkacem. La nuit a porté conseil, les remontées de la Préfecture aussi. C'est Manuel Valls lui-même qui les reçoit ce matin.

Il est peu probable que le Premier ministre ait changé d'analyse. Pour lui, les jeunes se trompent de combat, la loi travail, qu'il n'hésite plus à revendiquer sociale réformiste, est selon lui un chemin pavé de modernité.

Le concept insiders-outsiders

Très en vogue, le concept insiders-outsiders : ceux qui sont à l'intérieur bien protégés par des acquis, qui sont aussi des freins à l'intégration des autres, les outsiders, ceux qui restent à la porte. A l'exception de la FAGE, le syndicat étudiant très très modéré, c'est un front du refus que le quartet gouvernemental va devoir affronter. Tous ont pour préalable le retrait de la loi. Pas sûr que le brevet d’ancien militant de l’UNEF de Manuel Valls lui soit d’un grand secours. C’est la première fois depuis 1991 que la jeunesse défile contre un gouvernement de gauche.

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