Sur France Inter, Marine Le Pen a reconnu que son parti, le Rassemblement National, avait du mal à obtenir des crédits pour financer sa campagne européenne. Selon elle, le RN ne serait pas la seule formation à connaitre ces difficultés, la France Insoumise serait aussi concernée.

Plusieurs partis politiques auraient des difficultés à financer leur campagne européenne.
Plusieurs partis politiques auraient des difficultés à financer leur campagne européenne. © Radio France / Aurélie Lagain

La France Insoumise concernée par des difficultés financières ? C'est vrai.

Malgré des demandes de prêts lancées dès juillet dernier, pour obtenir le financement de sa campagne européenne, soit un budget de dépense calculé à 4,3 millions d'euros (le montant remboursable pour cette élection), la France Insoumise n'a toujours pas de réponse ferme. Début décembre, la coordinatrice de l'équipe de suivi des questions financières, Marie-Pierre Oprandi, expliquait qu'il faudrait peut-être faire sans. 

Mais aujourd'hui, davantage d'optimisme dans les rangs. Les négociations, nous dit-on, sont en cours avec Le Crédit Coopératif, et plutôt en bonne voie selon la trésorière. 

Un médiateur a été nommé en août pour aider les partis, est-il efficace? 

Jean-Raphaël Alventosa, nommé le 4 août médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques, est censé rencontrer à la fois les partis et les banques, pour faciliter le dialogue. Mais plusieurs formations politiques, le RN notamment, doutent de son efficacité. Et certains partis en difficultés se débrouillent finalement sans lui, à l'image de la France Insoumise ou de Nicolas Dupont-Aignan. Selon le président de Debout la France, le médiateur se saisit très tard des dossiers, après le refus de trois banques. Lui en est à deux refus, dont l'un motivé par son alliance avec le Rassemblement National lors de l'entre deux tours de l'élection présidentielle de 2017.

Le médiateur lui défend son travail. "Il y a encore de la marge afin que les partis puissent obtenir des prêts pour les européennes". Il rendra un diagnostic après l'élection, sorte d'audit du système bancaire français, où seront listées les banques volontaires et les banques réticentes. 

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