Porterie du palais abbatial. Entrée principale de l'établissement pénitentier de Clairvaux
Porterie du palais abbatial. Entrée principale de l'établissement pénitentier de Clairvaux © Prosopee / Prosopee

Depuis le 9 mai, des dizaines d’agents pénitenciers manifestent devant la prison de Clairvaux (Aube) pour s’opposer à sa fermeture. En opposition à la décision du ministre de la Justice, les politiques se déplacent les uns après les autres.

Ce samedi, à Bar-sur-Aube, une nouvelle manifestation est organisée pour s’opposer à la fermeture de la maison centrale de Clairvaux, annoncée fin avril par le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas .

La fermeture de Clairvaux n'est pas vraiment une idée nouvelle, Corinne Audouin...

Le lundi 9 mai, des dizaines d’agents pénitenciers manifestaient devant la prison et bloquaient l’accès à la maison centrale. Tout au long de la semaine, ces manifestations se sont enchaînées et les politiques se sont succédés. Philippe Richert, Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan, François Baroin , les membres du cabinet du ministre de la Justice et les élus locaux, se sont tous déplacés pour soutenir les manifestants.

"Une fermeture toujours encadrée"

Le 27 avril dernier, Jean-Jacques Urvoas avait annoncé vouloir "vite fermer" la maison centrale de Clairvaux pour sa vétusté. Devant les élèves de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (ENAP) à Agen, le ministre avait expliqué que cette fermeture serait accompagnée de l’ouverture d’un futur centre pénitentiaire à Troyes. Interrogé par l’AFP, Frédéric Stoll, délégué régional FO pénitentiaire , a déclaré être "complètement catastrophé" avant d’ajouter : "la prison n’est absolument pas vétuste".

Lundi, des membres du cabinet du ministre de la Justice sont venus rencontrer le personnel pour "faire un état des lieux en vue de discuter de la méthode pour la fermeture de l'établissement", a indiqué la chancellerie. Pour rassurer les manifestants, face à la possible suppression d’un millier d’emplois, la chancellerie a expliqué qu’une fermeture de prison était "toujours codifiée et encadrée par des règles d’accompagnement des personnels". Des arguments loin de rassurer les manifestants pour le moment.

Richert, Philippot, Dupont-Aignan et Baroin à la manœuvre

Lundi le président de la région Grand Est, Philippe Richert, venu sur place pour aller à la rencontre des manifestants s’est dit étonné "du caractère tout à fait abrupt de cette décision de fermeture prise sans concertation aucune". Il a ensuite ajouté : "Alors que tout le monde s'accorde pour reconnaître que notre pays manque de nombreuses places en prison, cette décision de fermeture est d'autant plus incompréhensible que Clairvaux bénéfice d'une réputation de site sécurisé et dispose d'une réelle expertise dans la gestion des prisonniers difficiles". Mercredi 11 mai, Nicolas Dupont-Aignan a déclaré sur son blog qu’il ferait tout "pour sauver Clairvaux".

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François Baroin, sénateur de l'Aube a proposé "un front uni" pour défendre la prison. Ce vendredi, Florian Philippot , vice-président du Front National s’est rendu à Clairvaux où il a jugé la fermeture de la prison "scandaleuse".

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