[scald=108823:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste a tort lorsqu'il dénonce le manque de mobilisation des pouvoirs publics pour lutter contre l'abstention à l'élection présidentielle en France, affirme mardi le Service d'information du gouvernement (SIG).

Ce service dit dépenser plus de deux fois plus cette année que lors de la précédente présidentielle, en 2007, pour inciter les Français à aller voter.

"En 2007, il y avait eu 310.000 euros de dépensés sur le sujet. Cette année on va être à 700.000", explique-t-on au SIG.

Le Parti socialiste a annoncé lundi le lancement d'une campagne visant à encourager la participation et le vote par procuration aux deux tours de la présidentielle, les 22 avril et 6 mai prochains, qui tombent pendant les vacances scolaires de Pâques.

Le PS lance un clip vidéo et une campagne d'affichage invitant à se rendre sur le site internet www.procuration2012.fr. Ce dernier propose de mettre en contact des personnes absentes de leur domicile le jour du vote et des volontaires pour aller voter à leur place.

"On observe qu'il n'y a pas eu de campagne. D'habitude il y en a et cette fois-ci, il n'y en a pas", a déclaré le porte-parole du PS, Benoît Hamon.

"Manifestement on ne parie pas, du côté du gouvernement, sur une participation massive", a-t-il ajouté.

PAS DE CAMPAGNE TÉLÉVISÉE

Une action "ciblée" a été privilégiée, sur internet et notamment sur les sites publics de l'Etat, qui attirent 25 millions de visiteurs par mois, répond le SIG.

L'information a d'abord porté, à partir de novembre dernier, sur le rappel de la nécessité de s'inscrire sur les listes électorales. Une deuxième phase, qui explique les modalités du vote par procuration et rappelle les dates du scrutin, a débuté en février.

Le gouvernement a choisi de privilégier l'information pratique, laissant aux partis politiques le soin d'expliquer les enjeux du vote.

Autre parti pris, celui de ne pas opter pour une campagne de publicité télévisée.

"Le problème des campagnes, c'est que c'est quelque chose qui est extrêmement cher et nous, on a choisi d'être dans le ciblé", explique-t-on au SIG.

"En 2002, trois millions d'euros avaient été déployés sur une campagne télévisée sur le thème "voter, c'est important", et il y a eu le plus fort taux d'abstention à la présidentielle", rappelle-t-on.

En 2007, l'abstention a été de 16,22% au premier tour de l'élection présidentielle et de 16,03% au second tour, une proportion en forte baisse par rapport à 2002 (28,4% et 20,3%).

L'abstention a cependant nettement progressé lors des récents scrutins en France, atteignant le taux record pour une élection nationale de 55,6% au premier tour des cantonales de mars dernier, dernier véritable galop d'essai avant la présidentielle du printemps.

Patrick Vignal, édité par Yves Clarisse

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