Rentrée du gouvernement, mercredi à l'Élysée, avec un séminaire consacré aux dossiers chauds de ce début d'année, des réformes sociales à Notre-Dame-des-Landes.

Les prochaines dossiers devraient être moins faciles à régler pour l'exécutif
Les prochaines dossiers devraient être moins faciles à régler pour l'exécutif © AFP / POOL / Etienne LAURENT

L'exécutif veut continuer sur le rythme du début du quinquennat, mais pas sûr que les choses soient encore aussi faciles qu'en 2017, année marquée par une certaine unanimité dans les rangs du gouvernement et de la majorité. 

"Après six mois de pain blanc, c’est l’heure du pain noir", confidence d’un député LR qui prédit des mois difficiles pour la majorité En marche, et le gouvernement. 

Sur le projet de loi immigration, l’aile gauche dénonce déjà les ambitions du ministre Gérard Colomb. Reculade du coup sur l’idée de renvoyer les demandeurs d’asile dans certains pays de transit. Premier hoquet de l’aile droite, qui veut de la fermeté. 

Autre dossier : l’assurance chômage. Sur le contrôle des chômeurs, le président a dû sortir de son silence pendant ses vacances au ski,  histoire de rappeler que c'était une promesse de campagne, alors que certains députés issus de la gauche se rebiffent déjà. 

Délicat encore : Notre-Dames-des-Landes, là ce sont les anciens écologistes qui ont dit que c'est un casus belli si l’aéroport voit le jour. Pas sûr aussi que Nicolas Hulot avale cette nouvelle couleuvre, alors que le breton Jean Yves Le Drian, lui, y est plutôt favorable. 

Enfin, il y a la généralisation de la PMA à tous les couples de femmes. La secrétaire d’État Marlène Schiappa veut s’y atteler, mais jusque dans le gouvernement, le sujet divise. Pour Gérard Collomb ce n'est pas une urgence. Edouard Philippe, Bruno Lemaire et Gérald Darmanin, issus de la droite, sont totalement contre. Pas sûr du coup que l’exécutif aboutisse sur le sujet.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.