Depuis le 1er janvier, les lobbyistes doivent déclarer leur activité à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. A Paris, les citoyens pourront même constater quels élus ont été en contact avec des représentants d’intérêts, via une application.

Les élus de Paris devront déclarer tout rendez-vous avec un lobbyiste
Les élus de Paris devront déclarer tout rendez-vous avec un lobbyiste © Maxppp / Christophe Morin

C’est désormais obligatoire, les lobbys doivent être déclarés auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, sous peine de sanctions pénales.

À Paris, la ville a décidé d'aller encore plus loin. Dès cette année, les membres de l’exécutif parisien devront publier leurs rendez-vous avec ces lobbyistes, via une application sur leur smartphone. Ils pourront être consultés par n’importe quel citoyen sur le site internet de la mairie de Paris.

Une obligation en théorie seulement, car il n’y aura pas de sanction en cas de manquement. Ce que regrette le maire écologiste du IIe arrondissement, Jacques Boutault : "Je pense qu’on pourrait aller encore plus loin. C’est un premier pas vers la transparence. Cela évite d’être soupçonné de prendre des décisions en fonction des conflits d’intérêts et des pressions dont on pourrait faire l’objet." 

"Il ne s’agit pas de condamner le lobbying, nuance Laurène Bounaud, déléguée générale de l’ONG Transparency International France. C’est un rouage essentiel de la vie démocratique. On a besoin d’informations plurielles, de positions différentes, voire contradictoires. Et les élus ont besoin d’entendre tous les acteurs de la société civile. C’est un outil qui permettra de rééquilibrer tous les acteurs qui participent à la décision publique."

Cette initiative de la ville de Paris permettra peut-être aussi de réhabiliter l’image des élus.  Selon le dernier sondage réalisé pour Transparency International, plus d’un français sur deux juge les responsables politiques corrompus.

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