Laurent Wauquiez est élu président des républicains avec 74,64% des voix des adhérents qui pouvaient voter en ligne depuis samedi soir 20h et jusqu’à ce dimanche soir 20h.

Une large et facile victoire de Laurent Wauquiez
Une large et facile victoire de Laurent Wauquiez © AFP / Jeff Pachoud

Comme prévu, Laurent Wauquiez, 42 ans, n'aura pas eu besoin d'un second tour pour remporter la tête de son parti. Le  président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a réuni sur son nom 74,64% des suffrages exprimés, contre 16,11% pour Florence Portelli et 9,25% pour Maël de Calan.

Le vote électronique s'est déroulé sur 24 heures et s'est terminé ce dimanche à 20h. 

La participation - autre enjeu du scrutin - est finalement plus élevée que la plupart des observateurs le prévoyaient, avec 99 597 votants, soit une participation de 42,46% des 234 556 adhérents des Républicains. Les pronostics les plus pessimistes tablaient ces derniers jours sur 50 000 votants.

Ce soir, c'est le début d'une nouvelle ère pour la droite

"La droite est de retour", a lancé Laurent Wauquiez quelques minutes après l'annonce de son élection. "Il faut reconstruire la droite", a-t-il déclaré lors d'une brève allocution appelant "ceux qui n'ont pas voulu s'engager dans cette campagne" à se "mettre au service de notre famille" car "personne ne peut plus rester spectateur", évoquant sans les citer Valérie Pécresse et Xavier Bertrand.

Plus que "ceux qui n'ont pas voulu s'engager", Laurent Wauquiez devra gérer le fait que certains ténors pourraient quitter le parti. Valérie Pécresse l'avait envisagé en précisant que ça "dépendra de son comportement et de sa ligne politique, ça n'a rien de personnel, mais je crois qu'on est très nombreux dans ce cas et à penser de la même façon".

Sans compter ceux qui sont déjà partis. Une partie d'entre eux a trouvé refuge au sein de La République en marche ou dans un parti fraîchement créé, Agir.

Quant aux alliances, le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a annonce vendredi qu'il n'y en aurait plus si Laurent Wauquiez était élu.

La victoire n'était pas le seul enjeu du scrutin

Pour Laurent Wauquiez le but de cette élections était évidement d’être élu dès le premier tour avec un taux de participation le plus important possible. Un résultat qui lui donnerait les coudées franches au sein du parti et "prouverait que Marine le Pen et Jean-Luc Mélenchon n’ont pas le monopole de l’opposition", explique son entourage. 

Les autres candidats, eux, se battaient pour la deuxième place qui a aussi son importance politique, car un bon score aurait pu leur permettre de faire entendre leurs idées et avoir une bonne place dans le parti.

Le juppéiste Maël de Calan espérait entre 15 et 20 %. Avec 9,25% il n'arrive pas à l'étiage à partir duquel il aurait pu imaginer peser, selon un membre de son équipe, et faire vivre la ligne modérée, c'est à dire 10%.  

Florence Portelli, assurait qu’elle ne travaillerait pas avec Laurent Wauquiez s’il arrivait à la tête des LR . Aujourd'hui elle se veut, au delà de ceux qui se sont portés sur son nom, la porte-parole de "la majorité silencieuse, c’est à dire tous les adhérents LR qui n'ont pas voté".

Quoi qu’il en soit la campagne lui aura permis de se faire mieux connaitre et de prendre date pour l’avenir.

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