François Brottes et Emmanuel Macron à l'Assemblée Nationale
François Brottes et Emmanuel Macron à l'Assemblée Nationale © MaxPPP

Le député socialiste de l'Isère François Brottes pourrait devenir le président du directoire de RTE à la rentrée. Son nom a été proposé au conseil de surveillance par Ségolène Royal. L'opposition crie au conflit d'intérêt.

C'est une nomination qui fait polémique. Francois Brottes,spécialiste de l'énergie, pourrait prendre dès le 1er septembre la présidence du directoire de RTE,le gestionnaire du reseau francais de lignes à haute tension, filiale à 100% d'EDF.

Son nom a été officiellement proposé au conseil de surveillance ce jeudi, avec le feu vert de la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. Cette nomination est malsaine et insupportable pour François Bayrou, le président du Modem.

Même son de cloche du côté du parti Les Républicains : tous pointent le risque de conflit d'intérêt.

Les socialistes divisés sur la question

Le principal intéressé s'en remet à la commission de régulation de l'énergie qui doit se prononcer sur sa nomination selon des critères de déontologie. Au Parti Socialiste, on fait profil bas. "C'est une honte" confie hors micro un cadre socialiste. Pour lui, cette nomination anéantit tout le travail de l'assemblée autour de l'éthique et de la guerre aux lobbys. Seul Bruno Le Roux, président du groupe socialiste au Palais Bourbon, est vraiment monté au créneau pour défendre François Brottes. Dans un communiqué, il souligne son sens du bien commun.

Eviter une législative partielle

En revanche, personne au PS ne conteste une autre accusation de François Bayrou : celle d'avoir préparé cette nomination depuis des mois en catimini pour éviter une législative partielle. Car si François Brottes part, il pourra laisser son siège de député à son suppléant grâce à un mécanisme du code électoral. Les socialistes éviteraient alors une election qui menacerait une majorité deja fragile à l'Assemblée.

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