[scald=70549:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les trains circuleront pendant les fêtes de fin d'année, en dépit du préavis de grève d'une partie des conducteurs pendant tous les week-ends du mois de décembre, a déclaré dimanche Guillaume Pépy.

"Je veux rassurer de la manière la plus claire tous ceux qui nous écoutent: les trains circuleront pendant les fêtes de fin d'année, il y aura tous les trains prévus", a dit le président de la SNCF au "Grand Rendez-Vous" Europe 1-Le Parisien -i> TELE.

La direction de la SNCF avait déjà déclaré samedi avoir "plus que bon espoir" d'éviter des mouvements de grève malgré le préavis national lancé par la FGAAC-CFDT pour tous les week-ends du mois de décembre.

Ce préavis, qui ne concerne que les agents de conduite, couvre les périodes de Noël et Nouvel an, qui tombent cette année les samedis et dimanches.

Guillaume Pépy a toutefois indiqué que "sur le terrain, là où les choses se négocient, dans 98% des cas un accord a été trouvé avec les délégués syndicaux."

Il souligne que la FGAAC-CFDT est le seul syndicat à envisager une éventuelle grève et que cette initiative a été "désapprouvée par les autres syndicats".

Une conciliation doit avoir lieu en début de semaine.

La FGAAC-CFDT, qui dit représenter près de 30% des conducteurs de trains, invoque un "sentiment de malaise" ressenti selon elle par les agents de conduite.

Guillaume Pépy a également défendu la refonte des horaires qui doit entraîner un grand chamboulement à partir du 12 décembre et inquiète de nombreux collectifs d'usagers.

La direction de l'entreprise a nommé une médiatrice, l'ex-syndicaliste Nicole Notat, pour régler les litiges.

Le changement d'horaires à la SNCF "est fait: un pour faire plus de trains, deux pour avoir des trains plus à l'heure et troisièmement pour que la sécurité, qui est la fierté des cheminots et du réseau français, soit garantie", a-t-il dit.

"Ça ne se fait pas pour embêter les gens, ça se fait pour rattraper un retard qui mettrait en danger notre réseau", a-t-il ajouté.

Le patron de la SNCF a souligné que 3.000 kilomètres de voies -c'est-à-dire presque un kilomètres sur dix- connaissait des ralentissements en raison des travaux en cours.

Gérard Bon

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