Barbara Pompili, députée EELV
Barbara Pompili, députée EELV © Maxppp / Christophe Morin

Après François de Rugy, qui coprésidait avec Barbara Pompili le groupe EELV à l'Assemblée, et Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat, la députée de la Somme prend ses distances avec le partiqu'elle accuse d'ouvrir la voie au Front national par sa stratégie d'alliance avec le Parti de gauche pour les régionales de décembre dans des régions à risque.

C'est dans le Monde que Barbara Pompili, coprésidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, annonce sa démission d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) :

J'ai décidé de reprendre ma liberté pour pouvoir faire ce qui est juste et me consacrer à l'essentiel. J'ai très mal vécu le choix qui a été fait par 274 militants de ma région [le Nord-Pas-de-Calais-Picardie] d'une stratégie de division de la gauche. Cette stratégie risque de nous orienter vers une victoire du Front national. Je veux tout faire pour empêcher une victoire de Marine Le Pen ou de la droite dure. Les premières victimes en seraient les habitants de la région. Je suis assez sidérée de voir qu'il y a assez peu de réactions face à cela.

Les écologistes du Nord-Pas-de-Calais ont fait le choix de faire liste commune avec le Front de Gauche, la Nouvelle Gauche socialiste, et la Nouvelle Donne. François de Rugy a dénoncé "une dérive gauchiste" et Jean-Vincent Placé un "choix irresponsable et destructeur". Barbara Pompili plaide dans sa région pour "une grande liste de toute la gauche".

"Pendant longtemps, on pouvait être minoritaire tout en ayant sa place dans le parti, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Il n'y a plus d'espace pour les autres écologistes dont je me sens proche, estime Barbara Pompili dans Le Monde qui précisé qu'elle ne rejoinit pas pour l'heure le nouveau parti créé par François de Rugy et Jean-Vincent Placé, tout en jugeant "avec sympathie" leur démarche qui va selon elle contribuer à "amener à une refondation de l'écologie politique".

La co-pérsidente du groupe des verts à l'Assemblée entend bien le rester. Le groupe de 18 membres est divisé à peu près à parts égales entre les partisans d'un retour au gouvernement et des alliances avec le PS et ceux prônent plutôt un rapprochement avec le Front de Gauche.

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