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Une de Libé © Radio France

Le quotidien publie des extraits d'une liste qui mentionne des dons et avantages à environ 130 bénéficiaires. Des personnes qui, selon les enquêteurs, avaient la mission de convaincre les électeurs d'aller voter pour le camp Dassault aux municipales.

La liste, publiée par Libération, est dans les mains des des juges quii enquêtent sur un système présumé d'achats de voix lors d'élections municipales à Corbeil-Essonnes.

L'existence de cette liste, saisie en juin 2013 lors d'une perquisition au "Clos des Pinsons", la résidence de Serge Dassault à Corbeil, avait été révélée par France Inter dès le 12 février, mais Libération en livre les détails.

Le quotidien estime que 70 noms sont concernés par des dons d'argent, de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros. Dans d'autres cas, il s'agit du financement d'un permis de conduire, d'un prêt pour monter une entreprise, ou de "dons de natures très diverses": "1.000 euros afin de payer une +amende+", "500 euros pour +soutien sortie détention+", détaille le journal.

Les explications de Benoît Collombat

Serge Dassault, qui nie tout achat de voix, a été placé en garde à vue la semaine dernière dans le cadre de cette enquête. Il doit encore être convoqué chez les juges qui peuvent le mettre en examen.

Cinq protagonistes ont été mis en examen dans ce dossier, dont l'actuel maire de Corbeil-Essonnes et bras droit de Serge Dassault, Jean-Pierre Bechter, sa deuxième adjointe à la mairie Cristela de Oliveira et un vieux compagnon de route du sénateur, Jacques Lebigre.

Younès Bounouara et Mamadou Kébé, également mis en examen, sont soupçonnés d'être des intermédiaires du système présumé d'achats de voix.

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Mercredi après-midi l'avocat de Serge Dassault, Me Pierre Haïk, va déposer plainte pour "atteinte à la présomption d'innocence" contre Libération.

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