Lionel Jospin lors d'une conférence à Lille
Lionel Jospin lors d'une conférence à Lille © Maxppp / Pierre Le Masson

Il fallait trouver un successeur à Jacques Barrot, nommé par Bernard Accoyer et décédé brutalement le 3 décembre : ce sera Lionel Jospin, ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle de 2002. Même si la place ne l'a pas toujours intéressé...

Outre les anciens présidents de la République, membres de droit, le Conseil constitutionnel comprend neuf membres nommés pour neuf ans : trois par le président de la République, trois par le président du Sénat, et trois par le président de l'Assemblée national. Ce dernier vient de nommer un successeur à Jacques Barrot, pour achever à sa place les cinq ans restants de son mandat.

Un ancien Premier ministre parmi les anciens présidents

Ce nouveau Sage, les Français le connaissent bien, puisqu'il a été Premier ministre sous Jacques Chirac. Malgré son échec retentissant à la présidentielle de 2002 (et un certain exil politique choisi depuis), Lionel Jospin est resté l'une des figures éminentes de la gauche française. C'est ce qui a poussé Claude Bartolone à proposer son entrée parmi les Sages.

Son arrivée au Conseil constitutionnel est pourtant une surprise, y compris pour le principal intéressé. En 2012 sur France Inter, lui-même refusait d'envisager un tel honneur.

J'ai vu qu'il y avait des propositions de réforme du Conseil constitutionnel visant à ce que les anciens présidents de la République n'en soient pas membres... Alors pourquoi voulez-vous que les anciens candidats à la présidence de la République le soient ?

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"Je ne me situe pas du tout dans des perspectives de ce type"

Reste à passer une dernière étape : la nomination d'un nouveau membre du Conseil constitutionnel ne peut être empêchée que par l'opposition des trois cinquièmes des membres de la commission de l'Assemblée concernée. Une situation improbable : même au sein de l'opposition, chacun reconnaît les qualités de l'ancien chef du gouvernement.

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