Les politiques rendent hommage à Michel Rocard au lendemain de sa mort, notamment sur France inter où Lionel Jospin et François Bayrou ont évoqué l'ancien Premier ministre.

"Il y avait une tentation de la provocation chez Michel Rocard", Lionel Jospin
"Il y avait une tentation de la provocation chez Michel Rocard", Lionel Jospin © Maxppp / Christophe Morin

L'ancien Premier ministre Lionel Jospin a évoqué sur l’antenne de France inter, "un homme d'Etat" épris de dialogue social. "Le paradoxe, c'est que François Mitterrand a dominé Michel Rocard politiquement et Michel Rocard l'a emporté économiquement …C'était un militant et un homme d'Etat, un réaliste, mais pas un cynique, un modernisateur en économie (...), mais ce n'était pas un néo-libéral. C'était un social-démocrate épris de dialogue social".  Toujours sur notre antenne, le dirigeant centriste François Bayrou a également rendu hommage à Michel Rocard « Sa pensée était juste est précieuse. » «

Le président François Hollande a salué l'incarnation d'"un socialisme conciliant utopie et modernité" par un "rêveur réaliste" sur twitter. L'ancien président de la République Jacques Chirac salue "l'ami de jeunesse" et "un homme d'Etat".

L’actuel Premier ministre Manuel Valls évoque celui qui « a marqué profondément la vie politique française et la gauche. Je me sens un peu orphelin, on se cherche toujours un père en politique (...) Mon parcours est lié au sien, c'est un vide".

A droite, Nicolas Sarkozy, a salué son refus du sectarisme et son "sens de l'Etat" quand Alain Juppé parle d’un "esprit agile, culture historique, goût du débat sans concessions mais sans sectarisme".

"Les idées de Juppé et Rocard se frôlaient" a expliqué Bernard Guetta
"Les idées de Juppé et Rocard se frôlaient" a expliqué Bernard Guetta © Maxppp / Cottereau Fabien

Pour Jacques Delors, Michel Rocard a joué "le rôle essentiel" dans le combat des idées pour renouveler le socialisme français. «C’est un regret pour moi qu'il n'ait pas été président de la République. Michel Rocard était essentiel à la gauche en France, le reste ce sont les petites zizanies habituelles du PS !", affirme l'ancien ministre de l'Economie dans le Journal du Dimanche.

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